‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 20 sur 224 · AssERius, loc. cit, , p · texte numérisé non relu

AssERius, loc. cit, , p

distingue très -nettement du nôtre * ; Noël Alexandre répète les arguments deMabillon avec quelques injures de plus contre le grand esprit qu'il comprend si peu.'' Oudin, moins mal disposé pour le profond penseur, combat vigoureusement ces deux autorités et yeut Toir dans Scot Erigène l'abbé d'Ethelinge, le martyr honoré longtemps comme un saint. De tous les critiques il est le seul qui défende cette opinion , et c'est peut-être pour cela i}u'il y met une vivacité singulière^. Enfin, Dom Rivet, qui est quelquefois injuste, toujours sévère pour Scot Erigène, repousse l'opinion où, comme il dit, l'illusion d'Oudin, et reproduit le résultat des recherches de Mabillon.^

Commentateur d'une doctrine inconnue que nous tâchons de restituer , nous ne pouvons être défavorable à notre auteur. Nous sommes son admirateur naturel et assez excusable peut-être; mais, comme il n'est pas nécessaire que Scot Erigène ait été martyr et canonisé pour que nous sachions apprécier la force et l'originalité de sa pensée , nous consentirons sans peine à reconnaître qu'on a eu tort de le confondre avec l'abbé d'Ethelinge. Oudin ne s'appuie sur aucune preuve sérieuse. Ingulf , Guillaume de Malmesbury, Si-

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