Garl ScHMiDT, Meister Eckart, S
2Sm( troisième partie.
école? Sa grandeur est incontestable : oa ne peut nier ce qu'il y a d'éblouissant dans ces transports de la pensée, dans ces véhémences de la passion; en outre, tous les hommes que je yiens de nommer étaient simples^ pieux, naïfs, et, chose remarquable! e'est avec une humilité sincère qu'ils sont arriva à ce panthéisme où l'orgueil conduit aussi. Famille vénérable, à demi mystérieuse, toute tavie par ramour, elle a continuellement vécu sur le bord d^uu abîme, et ce sont ses descendants qui y ont péri.
L'histoire de ce mysticisme s^raiit curieuse. Après avoir r^né en Allemagne pendant tout le quatwziàme siècle, il continue d'y être très-puissant au quinsième) tandis qu'en France , le dernier représentant illustre du vrai mysticisme de l'Église, Gerson, le soumet à une critique sévère et sensée > ; il se transforme bieatât/se r^;ulariseet devient le fond du mystioisDEie prolestant, avant de s'emporter de nouveau , revêtu de clartés bizarres, dans les écrits de Jacob Bœhme; il péoèlie ensuite dans le catholicisme, en passant des b^rds du Rhin en Belgique, à l'université de Louvain» ou il fiut alliance avec l'exaltation espagnole; puis, entré <diez nous à la fin du sei;;ième siècle et au commencement du dix-septième, il rencontre Bossuet, qui le fimdroie.
Le caractère distinctif de ces mystiques , c'est que, voulant s'avancer en Dieu et dans le fond le plus re-