CHAPITRE V
culé de soa eâsence, ils étaient conduits à suppriîner d'abord le Christ , puis les attributs divins., puis la Trinité elle-même. Ainsi , à Alexandrie , Plotin voulait pénétrer au delà des vertus divines , jusqu'à la substance qui les porte , vTrsç^àç fi&i xsii Toif rHv à^srZv ypi^v^* Ne sont-oe pas précisément ces doctrines qui ont été renouvelées au dix -septième siècle et dont Bossuet a poursuivi avec tant d'éloquence les fausses sublimités? Les théories philosophiques qui abolissent toute distance entre l'homme et Dieu, se traduisent dana la théologie chrétienne par ce mysticisme qui reoverse toute la hiérarchie céleste et supprime le Rédempteur. Bossuet a raison de s'écrier : «Sous «^prétexte d'honorer l'essence divine, ils excluent de « la haute contemplation l'huipanité sainte de notre «Seigaeur Jésus -Christ, comme si elle en était un « empèdliement ; encore qu'elle soit la voie donnée de « Dieu même, pour nous élever à lui : et non-seule- « jneot ils éloignent cette sainte humanité; mais encore c les attributs divins , même ceux qui sont les fonde- « ments les plus essentiels et les plus communs de c notre foi , tels que sont la toute-puissance , la misé- «ricorde et la justice de Dieu. Ils éloignent par « aiême raison les trois personnes divines *, encore que « nous leur soyons expressément et distinctement con- « sacrés par notre baptême, dont on ne peut supprimer