‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 195 sur 224 · Plotin, Enneadt VI, Uh, IX, cap · texte numérisé non relu

Plotin, Enneadt VI, Uh, IX, cap

2i||( TROISIÈME PARTIE.

« le Muvenir explicite sans renoncer au nom de chré* « tien : de sorte qu'ils mettent la perfection de roraisoD « chrétienne à s'élever au-dessus des idées qui appar- « tiennent proprement au christianisme; c'est-à-dire; « de celles de la Trinité et de l'incarnation du Fils de « Dieu. Nous ne répétons qu'avec horreur cette parole « d'un faux mystique de nos jours, qui ose dire que «Jésus-Christ selon son humanité étant la voie, on a n'a plus besoin d'y retourner lorsqu'on est arrivé, et a que la boue doit tomber quand les yeux de l'aveugle ««font ouverts ^* Et plus loin : «S'il faut perdre «Jésus -Christ de vue, ce doit être dans de rapides « moments et dans de soudains transports ; mais Jësui- « Christ doit faire le fond, et, comme parle S. Paul, «le corps de toute la vie chrétienne .... loin de « nous distraire , son humanité est faite pour- nous « attirer au recueillement et pour faire concourir eo « un toutes les puissances de notre àme : ses condes- « cendances sont infinies ; il feut que les commeoçanU «entrent par lui, que les forts s'avancent en lui, et « le quitter par état, c'est le comble de l'illusion et de « l'erreur. •

C'est une heureuse' fortune de rencontrer ici Bossuet; il est bien de voir le génie français, le sévère génie chrétien et cartésien du dix -septième siècle, jugeant le mysticisme allemand du moyen âge. Quelle certi-

*1. Bossuet, Ordonnance sur les états d'oraison.

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