‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 200 sur 224 · CHAPITRE YI · texte numérisé non relu

CHAPITRE YI

Après la Grèce, après Alexandrie, la scholastique a été rd>jet des plus profonds travaux; et si Ton n'a point donné encore à notre auteur une attention par-r ticulière, il a été désigné comme le père de la fkkilosophie dtt' moyen âge , comme l'esprit hardi qui le premier proclama que la philosophie et la théol<^ie ne sont qu'une seule science et qu'une seule étude. ^ En Allemagne, les deux grands derniers systèmes qui ont r^né sur les esprits, ont produit aussi un remarquable mouvement d'études historiques. M'est-il permis de dii*e que ce mouvement n'a pas eu la même beauté que chez nous , puisque , au lieu d'avoir pour résultat le respect de l'humanité, il offensait souvent ses plus belles tentatives, et, leur faisant violence, les forçait de proclamer la nécessité de ces systèmes, lesquels étaient considérés comme la vérité dernière et la dernière limite de la science ; mais on sait que ni l'ardeur ni l'originalité n'ont manqué à ees iftudes, et qu'elles ont été souvent fécondes. Les prodigieux changements qui se sont opérés dans le domaine de la théologie ont provoqué aussi de laborieuses recherches sur tous les points de l'histoire ecclésiastique; en même temps, quelques-unes des sommes, des constructions théologiques et philosophiques du moyen âge, présentant de singuliers rapports avec les constructions de la philosophie moderne^

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