‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 206 sur 224 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

il s'écriait : «S. Jean, mes frères, était une de ces c montagnes lorsqu'il disait : au commencement était « le Verbe. . . . Celte montagne avait reçu la paix ; elle c contemplait la Divinité du Christ. Ah! qu'elle était < haute et sublime ! elle dépassait tous les sommets de «la terre; elle s'élevait au-dessus de toutes les cam- « pagnes de l'air, au-dessus des étoiles les plus éloi- « gnées y au*dessus des chœurs et des liions des anges. «Si elle n'avait point dépassé toutes ces choses créées, «comment aurait -elle pu atteindre le Créateur^?" . Ces brillantes imagés étaient le langage naturel de cette première philosophie chrétienne, dans laquelle la pensée et l'imagination avaient les mêmes droits. M.deSchelling, en les répétant, fait peut-être comme naton, qui reprenait et consacrait certains mythes de la religion grecque. Il ne faut, sans doute, pas chercher autre chose dans ces rapprochements. Toutefois ils attestent je ne sais quelles relations avec cette époque, et bien que nous venions de dire que Scot Érigène et les scholastiques sont bien loin de ressembler sérieusement à la dialectique moderne, il est incootestable que les métaphysiciens de l'Allemagne on leurs disciples se sont maintes fois prévalus de oea ressemblances, et, les exagérant, ont prétendu ^jroir achevé la philosophie du christianisme. Que laut-il donc penser de ces analogies légitimes ou illér

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