‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 209 sur 224 · Tennemàmn, Geschickte der Philosophie, Bd, Vîll, S. d · texte numérisé non relu

Tennemàmn, Geschickte der Philosophie, Bd, Vîll, S. d

plus profoadément Tàme humaine. Elle est, dit-il, l'image de Dieu lui-même, et l'empreinte du di?ia ternaire y est merveilleusement tracée: il affirme aussi, que cette étude est la yéritable route, et peut-être la seule vers la vérité. Mais cette parole, prononcée un peu au hasard, et dont Jean Scot ne comprmait pas l'immense portée, ne produisit pas dé fruits sérieux; et, comme la base de la science ne tîit pas' solidement établie, il n'y eut pas d'édifice, il y eatéH efforts prodigieux, mais sans résultat; il y eut une tentative impossible; il y eut souvent des éclairs, des divinations, des découvertes imprévues, mais qui, n'étant point justifiées par la certitude de la méthode, ne grossissaient pas le trésor de la métaphysique; de sorte que, malgré tant d'esprits éminents et tant de travaux accumulés, il fallut tout recommencer, il fallut tout refaire depuis la première page.

Tout refaire, tout recommencer, ce fut la missioa et la gloire de la philosophie moderne, et de cette grande révolution accomplie par Descartes. Depuis qu'une certaine école a essayé chez nous de ressusr citer le moyen âge , et qu'on a voué à ces vieux siècles je ne sais quelle admiration sentimentale , il est devenu de mode de condamner Descartes, et parce qu'il a ruiné la scholastique, on l'accuse d'avoir corrompu la science. Une intelligence plus sérieuse delà vraie métaphysique chrétienne devrait conduire à uœ opinion tout à fait opposée. Ce que la scholastique

Page 1