‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 22 sur 224 · CHAPITRE U · texte numérisé non relu

CHAPITRE U

les biiTrages perdus il y en a peut-être qui soui postérieurs à cette époque, et, n'y en eut^il pas, Scot Érigène a pu passer ses dernières années dans le repos«^ Quoi qu'il en soit de ces dates qu'il est itnpossible de ûjsaty et de ces conjectures qui se détruisent, Mabillon ne croit pas que Scot Érigène soit retourné en Angleteire^ ni surtout qu'il y ait été appelé pat le roi Alfred. Oudin, nous l'ayons yu, affirme tout le contraire , puisque , selon lui , l'abbé d'Ëthelinge dont parle Asser , n'est pas autre que Scot Erigène.

Je crois, en e£Fet, qu'entre ces deux partis il faiit choisir : ou bien admettre cette identité et faire yiyre Scot Erigène jusqu'en 895 dans son abbaye d'Ethelinge, où il est assassiné par Içs moines^, ou bien reconnaître deux personnages très -distincts, et alors s'abstenir et dire que nous n'ayons aVicun renseignement sur son retour en Angleterre et sur sa mcNrt; car, dans l'absence de tout document , si l'on nie ayec Mabillon et Noël Alexandre qu'il ait pu aller mourir dans sa patrie , c'est sans doute aller trop loin et substituer à une opinion hasardée une conjecture que rieh ne justifie. Au moins est-il yraisemblable qu'il n'a pas été rappelé par Alfred , puisque Asser ne cite pas son nom. .^.

Le dernier historien de SloHHÉène ne se décide ni

1 . Staudembuyer , Scoius Erigena und die Wissenschaft seiner Zeity S. 126.

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