‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 27 sur 224 · CHAPITRE U · texte numérisé non relu

CHAPITRE U

c^es termes: « Eodem die, sancti JohanrUs Scoti, quigrqfirs ^pu&orum confessas, martyrii coronam adeptes est^ * Il n'est pas nécessaire d'imaginer ayee Noël Alexandre un troisième Jean Soot ^ à qui on attribue y en haine de Scot Erigée 9 les honneurs de la canonisation^. La l^endf^ formée autour de son nom chez les historiens anglais des deux siècles suivants l'ayant désigné comme un martyr^ il a pu être inscrit à côté de S. Patrick et de S. Brendan par les éyêques d'Angleterre ou d'Irlande» On sait que ce fut seulement vers le douzième siècle que Rome réclama définitivement pour elle seule le drojt de consacrer les saints. Le nom de Jean Scot^ iqscrit par quelque évêque anglais dans le martyrologe, y demeura jusqu'à la fin du seizième siècle , époque où y . selon Arnold Wion ^, il cessa d'y reparaître. Le martyrologe imprimé à Anvers en 1586 est probablement le dernier où il soit encore cité.

Résumons cette discussion trop longue, et fixons les points (jui nous semblent seuls certains au milieu de tant de conjectures :

Jean Scot Erigène est un homme de la Scotie, c'està-dire, de ce pays qui comprenait à la fois et rÉcf)sse

1. Abn^uu), Df perpétua catho&cœ ecclesiœ fide circa eucho" ristiam, adçersus Claudium Minùtrum. Paris, 1668, in-4.% liv. XII.

Page 1