‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 35 sur 224 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

« goeur très-dnisértcordieux! tu n'as point fait le péché, «m la mort) ni le néant ^ ni le châtiment, et c'est

« pmirquoi ils ne sont pas Jésus-Christ est l'éter-

c nelie Tie, il est la mort de l'éternelle mort i; * et encore. : é J6 crois à une seule prédestination , qui est ce «qu'est Dieu lui-même, étant sa loi éternelle et im- «muable; et comme elle ne prédestine personne au < mal ,- car elle est le Bien , elle ne prédestine personne t à la mort , car elle est la Vie. 2 »

Pois, cédant toujours à l'entraînement natui^l de son esprit, il arrive, comme je Tai dit tout à l'heure, i ces conséquences nouvelles et hardies, qui donnent à son livre une originalité si vive; car le contraste est grand entre la piété fe^irente de l'auteur et ses subtilités alexandrines , que Flore, en les comparant à la simplicité de la foi, appelle de pernicieux écueils, des sinuosités «tortueuses et des replis de vipère^. Cet ouvrage, une fois jeté au milieu des combattants, fut bieùtôt condaûmé par les conciles de Valence et de Langres , en ^55 et en 859. Il est dit dans les canons du premier concile , que l'auteur est étranger non-seulément aux sciences théologiques , mais aussi à la littérature séculière; qu'il ignore absolument la philo-

1. Scoti Erigenœ Dé prœdest, , cap. XVIIl, apud VUmqvw ^ tome L", p. 184. — Cf. cap. XVI, p. 171 et seq.

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