CHAPITRE IL
Ceux qui protestaient contre Paschase Radbert montrèrent comment le corps sacramentel diffère du corps réel y de celui qui a été mis en croix , « en ce que celui- -ci est un corps propre , un corps configuré comme «led autres y un corps qui n'a rien de mystique ni de « figuratif 9 qui est visible et palpable ^ même après sa c résurrection. Au contraire , le corps saci*amentel est « un corps mystique j en ce qu'il est un gage , une a image; qu'il montre autre chose au dehors par sa « figure, et qu'au dedans il fait voir autre chose aux «yeux de la foi.*»
Je n'insiste pas sur ces questions , qui ne sont pas de mon sujet; mais j'y prends encore ce qui m'appartient. Or , tandis que les deux opinions s'établissaient ainsi distinctement , tandis que dans l'eucharistie les uns voyaient surtout une repi'ésentation matérielle j les autres une figure , un corps mystique , Scot Erigène, s'attachant à cette dernière théorie, put aisànent être entraîné plus loin et ne vtiir Bfèntôt plus dans le sacrement de l'Eglise qu'un souvenir, une commémoration du sacrifice de la croix. Telle a été,
qui ne yojaient que la figure ; Eatramne , contre ceux qui n'admettaient aucune figure dans TEucharistie. Mais c'est précisément Paschase qui ne vojait ou semblait ne voir aucune figure dans le Sacrement. Du reste, à l'article S. Paschase Radbert, elle reconnaît que c'est la théorie de Paschase qui souleva la controverse. Tome V, pi 296.