‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 38 sur 224 · Histoire littéraire de la France^ tome Y^ p · texte numérisé non relu

Histoire littéraire de la France^ tome Y^ p

san$ doute, l'origine de son hérësie , réfutée dès le ooœmencemeat par Àdrewald de Fleury y qui lui oppota un recueil de passages des Pères >, et renouTolé deux siècles plus tard par l'ardent et opiniâtre Bérenger. Nous n'ayons plus l'ouvrage de Jean Scot; on sait que Bérenger ^ lorsqu'il . fit sa soumission au concile de Rome, en 1 059 , fut condamné à le brûler de sa main > ainsi que ses propres écrits.

C'est yers la même époque que Soot Erigène traduisit les œuvres de Denys TÂréopagite, et les dédia à Charles le Chauve^. Après les nouveautés et les erreurs où l'avait entraîné la liberté de sa pensée dans deux occasions récentes, il était devenu suspecta l'Église, ^t le pape Nicolas L^' écrivit à Charles le Chauve pour se plaindre de ce que cette traduction ne lui avait pas été soumise ^. Il semble qu'il n'y ait là autre chose qu'un prétexte pour demander la disgrâce de Jean Scot et r^oigner de. l'école du Palais, où son autorité était eoè^ tbpte-puissante^. Cette plainte indirecte montre bien l'obscurité et la confusion des querelles théologiques du neuvième siècle : le pape ne manquait

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