Episioia ad d'Achery, Spicileg,, tome H
^, FÉL» Ràvàisson, Rapports au Ministre de Finstruction publique sur les bibliothèques des départements de Touest. Paris ^ 1841^in-8.% p. 119 et 312.
vient d'être c^Huplétement publié en Allemagoe i j'y
ai cherché en yaia le passage qu'a donné M. Rayaisson ;
ce curieux débris devrait donc appartaiir à notre au*
teur. Si je n'y trouve pas ce mélange de grec et de
latin auquel ses écrits sont si reconnaissables , j'y
trouve d'autres formes de langage qui lui sont familières, j'y trouve surtout ces subtiles recherches de spiritualité, ces bizarres explications et cet amour des symboles qui le distinguent. Après avoir nié la présence réelle, l'auteur donne une explication du sacrement, c Le pain , dit-il , ne représente pas seulenaent «le corps de Christ, mais aussi le corps de toute son «Eglise, le corps des fidèles; c'est ce que signifient « les nombreux grains de froment qui forment ce pain. «Quant au vin de l'autel, il faut, selon le rite, que «l'eau y soit mêlée, et il n'est pas permis d'oflfrir « l'un sans l'autre, par cette raison que, si le vin figure «le sang du Christ, l'eau figure le sang du peuple, « et que le Christ ne peut exister sans le peuple , ni «le peuple sans le Christ, pas plus que la tête sans «le corps, ni le corps sans la tête.* Tout cela est bien dans la manière de Jean Scot , et le passage tout entier rappelle sa doctrine et ^on style. Appuyé sur ces témoignages et sur l'autorité de M. Ravaisson, je ne crains pas de lui restituer ce précieux fragment. ' G."" Scot Erigène ^traduisit en latin , à la prière de