Ohigenes, de Princip, , III
CHAPITIIP I. 11
effet le caractère de l'Eglise d'Orient, si on la compai^ à r^lglise latine , bien plus ferme et bien plus sévèrei Parmi les grands génies de la Grèce chrétienne , les plus orthodoxes, les plus vénérés ^ S. Athansnie, S. Basile y S. Gr^oire de Nazianze, proclament très-haut l'autorité d'Origène ' ; mais .il faut surtout citer ce dernier et le frère de S. Basile , S. Gr^oire de Nysse , qui tous deux ont été pour Jean Scot Erigène des maîtres si avidement, si fidèlement écoulés^. Je ne prétends pas faire connaître dans cette revue rapide l'éminent génie de Tévéque de Nazianze. Il siérait peu d'apjprécier en quelques lignes le représentant le plus complet peut-être des qualités de l'Eglise grecque, celui qui a été nommé par excellence le théologien. Je rappellerai seulement que ce grand orateur était en lakane temps im métaphysicien profond et subtil , qu'il enchantait ses auditeurs non - seulement par le charme de sa parole, mais aussi par ces théories, auxquelles il les initiait, et que, païens et chrétiens, philosophes et humbles d'esprit , se pressaient pour «atteodre cet enseignement du christianisme tout éclairé de lueurs platoniciennes. Mais c'est surtout S. Gr^oire de Nysse qui reproduit avec amour la