GnsELER, Kirchengeschichte , S
2. Il semble 9 en quelques endroits ^ les prendre tous deux pour un même personnage : Gregorius item Nyssenus , qid etiam Nazianzenus vocatur, prœdicti BasiUi germanus f rater. [De diçis, nat., Ub. m, 40, p. 291.)
i2 PREMIÈRE PARTIE.
fhéol(^e d'Origène, et lui doane un caractère nou- ^ veau; car il s'attache prëcisëmeat aux subtilités , aux all^orieSy et il les développe encore; c'est un d^ré de plus, c'est un commentaire, c'est-à-dire un raffinement plus bizarre. Il conduit la doctrine de son maître jusqu'à ses dernières limites ' . Une nouvelle école s'étant formée, tout à fait hostile aux partisans d'Origène> et qui s'appliquait surtout à réveiller le goût des études M de philologie et d'histoire, Gr^oire deNysse prend là plume contre cette école, il veut démontrer l'insuffisance de ces études et la nécessité de l'interprétatioii ^ all^orique^. Esprit enthousiaste et subtil, l'évèque dârt Nysse est le plus ardent disciple d'Origène et le pluâlf Alexandrin des pères de l'Église.
L'Église latine, avant S. Augustin, qui lui donna tant de sévérité et de rigueur , subit aussi l'iidlhsnce d'Origène; S. Ambroise est son disciple, et à ce titre il sei*a aussi un des maîtres de Jean Scot. Son Traité du Paradis, cité sans cesse par Jean Scot Erigène, est tout rempli de singularités alexandrines. Ce Paradis mystique sera, par exemple, comme chez son mStÊre Origène, comme chez son disciple- Jean Scot, l'état primitif de l'àme , et tout ce qui embellit ce Paradis dans le récit de la Genèse, arbres, fleurs, plantes,
1. Sur la théologie origéniste de S. Grégoire de Nysse, voyez Jean Dàille , De pœnis et satisfactionibus humanis, lib. VIL Amst. , 1649, 1/2-4."; lib, IV, c. VII, p, 868 ss.