‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 59 sur 224 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

^ ils l'affirment sans hésiter et ftfàme

xiinence de la raison sur l'autorité :

^ y qu'elle se suffise à elle-même?

3fcc vent un secours divin pour

W^ >^ ^ 'es sommets de l'intuition?

aon qui lui donne le point de

pas quelque chose de plus? 11 faut,

.lie grâce; il faut que Dieu accorde aussi

^t de départ, et que, dans les ténèbres, lalu-

*ijére, se révélant elle-même, prévienne l'esprit, lui

'/ donne le- commencement ; sans cela tout l'effort de la

. raison serait vain. ^ |k Ce point de départ que Dieu doit donner à l'homme , se trouve d'abord dans les livres saints. C'est par l'étude des paroles de l'Ecriture qu'il faut nécessairement Commencer toute recherche de la vérité5;mais n'oublions pas qu'il n'y a pas d'autorité qui puisse prévaloir contre la raison 4 : car , si la sainte Ecriture possède la vérité , il ne faut pas croire qu'elle la proclaqne explicitement; elle s'accommode à notre faiblesse, elle parle par images, par comparaisons; elle détourne souvent le sens des mots. C'est pourquoi il ne £iut pas craindre de déclarer hautement la vérité ré-

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