Ibidem, 1, ;?. 1. — Ub. UI, 1, p, 177 et seg
La penâée sur ses différents degrés , nous révèle donc ce grand tout, cet univers; elle nous révèle à la fois Dieu et le inonde , le Créateur et la créature. Si , au point de vue inférieur de l'entendement , il seupible difficile d'admettre qu'on puisse embrasser dam un seul ensemble, appelé natùra, tout à la fois Dieu (^ le monde, et faire ainsi de Dieu une partie de cet ensemble, cette objection disparaît à la lumière de la raison pure; car nous voyons alors que Dieu e$t le principe de tout , et qu'on ne peut le séparer de la multiplicité des phénomènes qu'il a créés, et çans lesquels il ne serait point le Créateur. En lui soqt toutes choses, en lui est la substance, l'essence de ces phénomènes innombrables qui composent la nature créée. On peut dire, ep un certain sens, qu'il est à la fois le tout et la partie, la collection et la division, le genre et l'espèce, non pas qu'il soit réellement le genre, l'espèce, mais parce que tout cela n'existerait pas sans lui, parce que toutes œs choses sont en lui, par lui, pour lui. Il est le fondement de ce monde et son immuable soutien; essayez de l'en séparer > vous ne le pouvez pas. Ne dites pas qu'il devient par là une parlie de cet uniyers : non, il n'est pas une partie, il n'est pas la première division de cet univers , il en est tout ensemble le commencement, le milieu et la fin^; il le remplit tout entier, il l'enveloppe et il le dépasse.