CHAPITRE II
Il est comme l'imilé qui, se déroulant dans les nombres, est à la fois en eux et au-dessus d'eux, et qui, enveloppant la pluralité soitie de son sein , la recouvre, la contient, et la rappelle à elle-même. Car, au moment même où nous apercevons Dieu dans le monde, et quand nous le plaçons comme la première division de cette nature universelle , il n y a pas un de ceux qui croient et qui comprennent, qui ne s'écrie tout à coup,. sans hésiter, que cette cause première de l'univers, placée au premier rang dans la division des êtres, est pourtant infiniment élevée au delà de l'être, au delà de la nature, au delà de la sagesse, de la ver lu , de la vie, au delà de tout ce qui est accessible à l'intelligence et aux sens, puisque tout cela est produit par elle,, soutenu par elle, et infiniment enveloppé par l'immensité de sa nature. ^
On ne peut donc, dans le premier regard que jette la raison sur l'ensemble des choses , dans cette première vue, féconde et confuse, on ne peut séparer Dieu de la création. Dieu, ce fondement du monde, le traverse inséparablement pour le soutenir, et s'élève au dessus de lui de toute la hauteur sans mesure de son être sans fin.