‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 68 sur 224 · Ibidem, loc. cit · texte numérisé non relu

Ibidem, loc. cit

incompréhensible , lui sourit sous un tout autre aspect; et si la première effrayait notre pensée en reculant son Dieu sur des hauteurs inabordables y celle-ci la rassure en déclarant que ce Dieu inaccessible charohe à être cherché, qu'il aime à être trouvé, qu'il vient lui-même au-devant de ceux qui le poursuivent. ^

Attachons-nous d'abord à la (première de ces deiût méthodes, à la théologie native :

Qu'est-ce que Dieu ? comment le définir ? comment le désigner? peut-on lui attribuer quelqu'une dé^ dix catégories?— Les mots : Bonté, Vérité, Essence, qui servent souvent à désigner la Divinité , ne sont que des métaphores transportées de la créature au créateur; l'impuissance du langage humain à trouver une expression assez haute, a fait adopter. ces termes qui n'égalent pas leur objet; tous,, ils sont enipruntés au monde dés choses finies; à chacun d'çux on peut opposer un terme ennemi qui le combat; à ofaacune des idées qu'ils représentent, on peut opposer une idée contraire ; le bien a pour contraire le mal ; 4e contraire de l'essence est le néant. Ces contraires sont parallèles l'un à l'autre; or, si Dieu était la Bonté, la Vérité, l'Essence, il y aurait un contraire i chacune de ces choses; à chacun de ces prîip[cipes s'<^>po* serait un principe absolument autre, et ce contraire, cette opposition , serait coéternelle à Dieu. Un tel an-

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