‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 69 sur 224 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

tagonisme est impossible. U faut s'élever plus haut, au-dessus du monde des luttes et des différences. Nous ne dirons donc pas que Dieu est TEssence, car l'essence à un contraire , qui est le néant; nous dirons qu-il est plus que l'Essence , qu'il est supérieur à l'Essence I supéressentialis , vTTsçouaiOç» Nous ne dirons pas qu'il. est la Bonté, car la bonté a un contraire ,. la méchanceté. Mais nous dirons qu'il est plus que bon , xrffBqasiyctdoÇy qu'il est pins que la Bonté, uTra^ytvdorif^. U n'est pas Dieu non plus, soit que ce mot deos vienne de BsûDy couru:, ou de âsco^y voir; car l'aveuglement est le contraire de la clairvoyance; la lenteur est le contraiine de la rapidité : il est plus que voyant et plus que rapide , plùsquam currens , plusquam videns , vTTs^soç. n "i*®8t pas davantage l'Etemel , car l'éternité désigne encore quelque chose de fini, dont le contraire est le temps ; il est plus qu'éternel , il est audessus de l'éternité, vise^UMoviOç ^ vTtsçUimla. Par la même raison, il n'est pas la Vérité, ni la Science, ni la Sagesse; il est plus que tout cela , v7rsgcùK^6fis , vttsÇ' (rQ(poç\ il est le Dieu sans nom , dont parle l'Aréopagite,

Ces principes fermement établis, il est clair qu'au^ cune des catégories d'Aristote ne. peut convenir à Dieu. D^S. Augustin, dans son Traité de la Trinité, a dit,

qu'une fois qu'on arrive sur le terrain de la théologie,

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