De diçis, nat., Ub, I, ib, 16^ p, 18 et seq
toutes les cat^ories s'évanouissent ^ . Les cat^ories qui sont souYieraines dans le domaine des choses finjes, n'ont plus de valeur dans un monde plus élevé. Nous venons de voir que la première dés cati^ories d'Aristote, celle de TEssence, olaioty ne lui est pas applicable. Il est plus que l'Essence. Or, si Dieu brise et dépasse cette première catégorie fondamentale , si Dieu n'est pas l'Essence ^ non plus que la Bonté, ni la Vérité, si toutes ces dénominations et mille autres, quelque grandes qu'on les imagine, sont trop étroites pour enfermer son infinie puissance / vous ne Tenfermen» pas davantage dans toutes les cat^ories qui suivent. Serait-ce dans celles de quantité ou de qualité? Évidemment, non. Cependant, quand on arrive à la quatrième catégorie , à la cat^orie de relation , ygqos ri) un doute se présente ^ : ne la trouvons-nous pas en Dieu ? ne semble-t-il pas qu^elle comprenne les rapports des personnes divines? Si cela est vrai, toute notre argumentation s'écroule; mais non, ce rapport n'est aussi qu'une expression métaphorique, transportée du spectacle des choses visibles au théâtre de Vinfîni; expression imparfaite comme les autres, empruntée au langage des hommes , représentant des idées finies , et impuissante à rendre ces rapports sublimes, ineffables, union pure et incompréhensible