‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 75 sur 224 · Ibidem, loc. cit · texte numérisé non relu

Ibidem, loc. cit

Dieu n'est donc rien, c'est-a-dire, rien de ce qui ^^^ ^ pour nous , rien de détermine ; et cette action ei^ ^ Vaffirniation la plus haute, toute détermination étao une n^ation véritable ^ Dieu n'est rien, et ce n'c pas là seulement une forme de notre pensée, c'est ainsi que Dieu se connaît lui-même , en sachant qu'il n'est rien , et que ce rien est supérieur à tout.^

La théol(^ie négative a accompli sa mission; elle a empêché que la pensée finie ne rabaissât l'essence divine en la voulant définir, et qu'elle ne l'enfermât dans des bornes indignes d'elle. Elle a dévoilé avec une sainte hardiesse les profondeurs qu'habite le Dieu caché. D'une main ferme elle a tenu ouvertes les portes de l'abime infini ; elle n'a point permis que l'homjaae^ si cela peut se dire , rapetissât son Dieu en le rapprochant.

Que voici des horizons immenses ouverts à la pen

sée! et quel efi&oi l'àme doit involontairement ressen. — tir! C'est qu'en efiet il y a là un autre danger : il n'es>% pas bow^lffid ce Dieu soit si éloigné de l'homme; ml n'est pas bon que toute communication puisse ètc*^ interrompue entre cette Divinité si haute et sa crésft.ture impuissante à trouver seulement le nom qui lm.3i convient 3; il faut qu'il soit possible à l'intelligei humaine de penser et d'affirmer certaines choses

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