‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 78 sur 224 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

peuvent s'identifier : l'essence et rkitelligence pure sont une même chose pour nous; car l'essence de notre àme est précisément cette intelligence pure par laquelle elle s'élève jusqu'à Dieu y et qui est sa substance. Il en est de même des deux autres^ SvvctfÀàç et ?^yoÇj èiàvoioù et hvsçysàoc. Or, ces trois facultés correspondent merveilleusement aux trois hypostases divines : la première est l'image du Père, la seconde celle du Fils, la troisième celle du Saint-Esprit. Au moyen de ce ternaire, où s'exprime exactement la ressemblance de la Trinité divine, le Dieu caché nous est sans cesse présent. *

Nous avons encore une autre voie de rapprochenîent , une autre communication avec la divinité. Ce Dieu que nous avons vu si éloigné de nous , et qui fuyait éternellement devant nos recherches , non-seulement nous en portons en notre âme l'ineffaçable image, 43Qais il se révèle, il se produit, il se crée dans toutes ses œuvres. Oui, il est à la fois Créateur et créature ; il est l'éternel et il est créé ^«SÉIqu'il produit, c'est lui-même. Dans tout ce qUÎiSrt de lui, il est impossible qu'il soit absent , car il est l'essence , le fondement, le lien, sans lequel toutes choses crouleraient et ne dureraient pas une minuti. Cette vertu divine, qu'on ne peut méconnaître dans l'univers,

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