‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 84 sur 224 · CHAPITRE IV. H · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. H

mêmes, ne demeurent - elles pas fixes dam notre pensëe^?

Ces causes 9 que ni l'homme ni l'ange ne peuTent compr»[idre, se comprennent elles-mêmes , puisqu'elles subsistent dans la sagesse divine. Mais , tout élevées qu'elles sont au-dessus des intelligences, et bien qu'elles résident en Dieu, il y a quelque chose qui leur est supérieur, c'est la cause unique et universelle; c'est pourquoi l'Écriture ajoute : et spiritus Dei ferebatur super aquas. Ce spiritus Dei, c'est le Saint-Esprit , de même que Principium désigne le Fils, et Deus , le Père.»

Avant donc de suivre cette théorie des causes, avant de les voir produisant la multiplicité de leurs effets dans Toauvre des six jours , il convient d'étudier cette Trinité divine qui les précède; elles lui sont inséparablement unies; elles sont son œuvre immédiate et son cButre éternelle. Ces deux phrases de la Bible : in Prifieipio feciîDeus oœlum et terrant, et, spiritus Dei f^ebatur super aquas, nous montrent à la fois , dans une union indissoluble, et les causes éternellement créées, et la Trinité éternellement créatrice. Cest le moment d'étudier cette Trinité, dès la première œuvre sortie de ses mains , dès cette première œuvre d'où naîtront toutes les autres. ^

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