‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 85 sur 224 · Ibidem, Ub, H, 20, p · texte numérisé non relu

Ibidem, Ub, H, 20, p

La Saiate-Triaité précède les causes premières , mais seulement dans Tordre logique et comme la cause précède L'effet; car les causes sont coéteraelles au Verbe dans lequel elles sont éternellement déposées et au Père qui éternellement les y dépose. II n'y a point d'accidents , de phénomènes dans la rie de Dieu . : tout ce qui est en lui y y est de toute éternité. On ne peut imaginer un instant où le Verbe ait ewié sans les causes premières, et Dieu sans son Verbe, y

La Trinité créatrice, tout en précédant logiquement les causes premières, est tellement inséparable de la création, que c'est dans la création même qu'elle se constitue et qu'elle existe. D'abord le Père et le Fils : in Pinncipio fecit Deas cœlum et terram; Deus, c'est Dieu le Père; Principium, c'est le Verbe; et bientôt le Saint-Esprit paraît , et spiritus Dei fovebat aquas. Les trois personnes apparaissent ainsi l'une après l'antre, à mesure que la création se développe, et lorsqu'enfin elles se sont constituées sur ce fond commun de l'unité d'où elles sortent, toutes trois ensemble elles créent l'homme. Alors il n'est plus dit : fecit Deus,Jîat lux; elles prennent possession d'elles-mêmes et disent: tdÀsons y faciamus hominem^ faisons l'homme: à notre image. Dès ce mot y faciamus , la Trinité existe.^

Dieu crée donc éternellement les causes premières:

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