Ibidem, U3. m, Z, p
Il suil de là que y si les causes premières sont identiques à leur origine, en Dieu, il s'établit entre elles des différences, selon l'étendue propre à chacune d'elles, c'est-à-dire, selon qu'il y a plus ou moins d'êtres qui participent de leurs dons. ^
Mais ayant de les suivre encore dans leurs dévcloppements , une question s'élève , une question pleine de tënèbre^et d'effroi. Nous avons vu que ces causes sont étemelles, bien que Dieu leur soit antérieur, comme la cause précède l'effet , comme l'ouvrier e»ste avant son ouvrage; elles n'en sont pas moins éternelles. Or, comment comprendre cette parole de la Bible que Dieu a tout créé de rien? Comment appeler éternel ce qui a commencé d'être , et qui , avant de commencer , n'était rien? Comment ces causes premières peuventelles être tout à la fois éternelles et créées? On ne peut pas dire que les causes seulement sont éternelles, et que la matière non formée encoi*e, indéterminée, S Ai;, ne vient pas* de Dieu; car il n'y a qu'un créateur , et celui qui a créé le monde avec là matière informe est aussi celui qui a créé de rien cette matière. Ce fut l'erreur des philosophes de l'antiquité, de croire à une matière existante hors de Dieu. Us ne pouvaient se résoudre à faire venir ce qui n'a point de forme de celui qui est la forme de toutes choses , le variable de l'invariable , le réel de l'absolu. Pour