Ibidem, Ub. m, 8, p
monde a été créé par Dieu, l' Écriture le proclame. Goumieaçoas par maintenir fermement ces deux îdéea^ éternité du monde y création du monde. Tous les docteurs sont d'accord pour proclamer cette créatîoii éternelle; S. Jean l'évangéliste , S. Paul, S. Augustin, S. Denys l'Aréopagite, le moine Maxime. S« Àugustiii, dans son Hexaémiron, ne dit-il pas en parUttlt du Verbe : Aik^ suh ipso sant, ea quœ per ^um fadû s uni, aliter in ipso siint ea quœ ipse est • et qu'est-ce que cela veut dire, sinon que les œuvres du Verbe, quand elles naissent dans le monde, dans le temps, sont bien différentes de ce qu'elles sont en lui, dans l'éternité? d'où il suit qu'elles sont à la foit créées et éternelles. N'est-ce pas là ce qu'atteste aussi l'évangélivSte S. Jean, quand il dit : tout a été fait par lai^ et sans lui rien n'a été /a//. Voilà pour la création: et, pour qu'on ne pût pas nier l'éternité du mondiB, il ajouté aussitôt : et ce qui a été fait par lui, délait la Fie y quod foÂ^m est in ipso, Vita erat ; c'esl^-dire, ce qui a été fait dans le monde, sous les conditions du temps, du fini, tout cela, «i lui, c'était la vie, tout cela existait éternellement. ^
Ainsi le monde est éternel et créé. Comment œs deux idées se concilient , quel est le point où ôes oppositions s'évanouissent, où se consomme leur identité, c'est là toute la question.^