‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 93 sur 224 · Ibidem, Kb. lU, 10, p · texte numérisé non relu

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subsistent éternellement dans la monade qui les renferme : et en même temps ils sont créés, ils sortent de cette unité, ils sont créés dans l'intelligeiioe qui les conçoit. *

Il en est de même en Dieu : la création est le . pas? sage de l'éternel au. temporel, de l'absolu au réel^ de l'infini au fini. Ce qui était éternel en Dieu est créé comme temporel, comme fini, dans le monde des phénomènes. La même chose peut donc être à la fois éternelle et créée, infinie et finie; éternelle, infinie en Dieu, c'est-à-dire, dans: la cause où elle subsi^, créée et finie dans sa manifestation réejle. Car, que signifie ce rien dont le monde a été créé? die nUUlo factum. Ce rien, c'est Dieu lui-même; on ne saurait, en effets imaginer un néant, un principe opposé à l'être , opposé à Dieu , ce serait le manichéisme. Ce rien, c'est Dieu; et quand on dit qu'il a créé le monde de rien, on indique par là qu'il a précédé le mond^, qu'il l'a précédé logiquement, comme la cause précèd6 l'efiPet, bien que, dans le fait, l'éternité soit éternellement créatrice, et la création éternellement créée. Ces mots , créer de rien , indiquent le point ineffable du passage de l'éternel dans le temps, de l'infini dans le fini. Ainsi les deux mondes sont unis l'un à l'autre; l'absolu doit se réaliser dans le fini, et le fini à soq tour suppose l'infini. Le fini a été infini en Dieu, et,

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