‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 94 sur 224 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

U0 jour, se purifiant de tout ce qu'il a de mortel et de périssable, il redeviendra cet infini , cet éternel qu'il a.été| il redeviendra Dieu.'

n ne faudrait pas croire pour cela que la création soit.éterûelle en tant qu'elle a été faite dans le Verbe, et créée en tant qu'elle est faite hors de lui. Le monde entier, avec s^ causes et ses effets, est créé dans le Yarbe. L'essence divine est dans les effets , aussi bien que dans les causes v elle est tout entière dans chaque individu, elle n'est pas moindre dans un grain de blé que dans toute la moisson , et dans ce grain de blé elle, n'est pas plus grande que dans une de ses parcelles.^

Le monde tout entier est donc créé dans le Verbe. Cornaient s'opère cette création? Dieu voit les choses et par là il les crée. Voir et créer c'est pour lui UB .même acte^. Or, que voit- il? une nature autre que la sienne?, non, il n'y a rien hors de lui. Avant qu'il eût créé, il n'y avait rien que lui-même; c'est donc lui-même qu'il voit et qu'il crée; il se voit luimême, il seci^ lui-même. C'est-là qu'est l'union , le lien ineffable entre le Créateur et la créature : le Créateur est créé, et la créature est éternelle; la créature est étemelle en* Dieu, qui est son fondement nécessaire, absolu; et le Ci*éateur est ci*éé dans là créa-

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