S ;>OI
ivent pris (1) de rEcrilure. Le
fonds de ces sortes de livres, qui renferment d'ailleurs plus d'un trait (2) odieux à la religion chrétienne, est
rt seqq., 322 et seqq ; J. Clirislnph. Wolf ., vtï supra, tom. Il, pag. !55i et seqq.; Loin. IV, pag. 1049 et seq.: dabriel Croddeckius, Pscudonymornm lubraicorinn Hexècoulas, num. 59; apud euind. Wolf., loin. IV, pag. 1055 et seq : Sirph mus Evodiùs et Joseph. Simon. Asseiuiini , Diblioilieiœ apostolicœ vaticanœ Codd. mss. Calalog., part. I, pag. 2'J8 et seqq. ; 599 et 448).
Outre ces deux recueils il y en a un autre sous le nom de Seiicholh, cVst-à-d;re pardon, ou prières pour li rémission des péchés. Les Juifs disent principalement ces prières à leur J'èie de Kippnr. Elles varient encore suivant les pays (Voyez Wolf., loc. cit., lom. II, num. 513, pag. 1585 ei seqq.).
(1) Il est constant que parmi ce grand nombre de prières on d'oraisons et d'hymnes qu'on lit dans ces livres-, il y en a plusieurs dignes de la majesté et de la sainteté de l'Etre suprême; elles sont même presque toutes tirées de l'Ecriture. En voici nue que les Juifs récitent de bon malin le jour de leur fête de Kippnr on des Expiations, qui tombeau 10 de îischri, dans notre mois de septembre. Celte pjiôre est priae de leur Machzor :
« Ohsecro, Dens vivens,
Scribe adhérentes libiad vtlam (h.e.,in libre- vii.it},
Quoniam leeuin [vcl npud te e»l ) fous vitaî (Psal.
XXXV, hebr. XXXVI, 10).
Et lu, sicul miseralor parce nobis ; In tempore benéplàcili exaudi orationem me m ; Audi, Domine- juste, iniende clamori meo ( Psal.
XVI, hebr. XVII, 1).
Ne occultes aurem l'tiairi a singullu meo (ei) a cla-
more meo (Thren, 111, 56).
El tu, s'eut miseialor, pince nobis, > etc.
(2) Confer. Jo. Buxiorlius, Synngcga judaica, (oc. <•!(., passim; Wolf., ibid., pag. 1 i 0 i et seq., 1-401 et s-qq.; et tom. IV, pag. 518; J;>. Nenric. Majus, Uibliothccœ u/fenbachUmce ms., pars 1 , sislens codices hebraico rabbinïcos., col. 50 et seqq., 05 et seqq ; Jo. Alb. Fabricius, Delectns argumentoruni de veriiale re- H'i'ionis christ., cap. 57, pag. 604 et seqq : cjusdem Sulularis Lux Evangelii, etc., cap. 4, pag. 121 e-seqi
('es sortes de traits malins no sont que trop fréquents dans ces écrits. En voici deux exemples parmi une ff nie d'autres. Ikms leur prière iïu malin, appelée schemone Iii,re, ou la dix-huitième, ils disent entre les chrétiens et ceux des juifs qui embrassent le christianisme : « Detracloribus (baplizalis) non si t spes, et binués arrogantes iuomenlo pereant, acomnes cilo exscindanlur : lu vero dejicc eos in diebns nostiïs. »
La suivante est encore plus fanatique : < El omnibus a lide judaica deficientibus nuila sil spes ; omnes hmrelici uno pereant momenlo; omnes populi lui osores quamprimum exscindanlur. Regnum quoque (romauuin chrislianorum) illud «uperbum derepenle eradicalo, coufringilo, deturbalo; alque dejicito univers*os hosles nostros in diebus noslris, » Jo. Ilenr. Majus, loc. cit., col. 08 Voyez la seconde partie du Machzor à l'usage de la synagogue de Rome, imprimé à Bologne avec des commentaires, l'an 501 ou 1541, pag. 29, fol. recto.
Telle est la formule des prières folles et insensées que ce peuple grossier et superstitieux ose adresser à la Divinité, qui le punit en l'abandonnant à son endurcissement. On trouve de semblables imprécations dans ses anciens Machzorim imprimés, et surtout dans les mss., qui en sont bien plus infectés. Les juifs de nos jours usent cependant de plus de réserve, parce qu'ils craignent les princes chré'ii ns sous le gouvernement desquels ils vivent. Aussi uflfeclcnl-ils ùo faire
lies-ancien, quoique plusieurs auteurs juifs assez récents y aient travaillé. L'usage constant que la synagogue a fait de ces divers écrits, dont les exemplaires ont cependant varié suivant les circonstances des temps et des lieux , ne peuvent qu'appuyer nos considérations touchant la délicatesse des Juifs à veiller attentivement sur la correction des manuscrits des livres sacres, depuis la fameuse époque de leur entière dispersion dans les différentes parties de l'univers.
Mais sans nous arrêter à des écrits qtii prouvent toutefois abondamment la fidélité des Juifs à conserver le texte primitif des monuments de la révélation, il suffirait de remarquer ce qu'ils ont fait dans leurs versions de l'Écriture.
En parlant plus haut de la traduction d'Aquila, nous avons observé que le principal défaut qui y régnait était d'être trop littérale. Cclle.de Théodolion, quoique moins gênée, ne négligea il pas cependant la lettre (1). Nous voyons aussi que la plupart des traductions que. les Juifs nous oui données ensuite des livres du Vieux Testament sont d'un langage barbare et d'une grande rudesse. C'est qu'attachés, comme ils l'ont toujours été, à la lecture de l'original hébreu, ils ont fait en sorie que ces versions en langue vulgaire rendissent le texte presque mot pour mot. Ce qui offre un certain langage extraordinaire, qu'on peut appeler avec un critique (2). langage de synagogue; mais que je regarde en même temps comme une preuve non équivoque de leur vigilance pour la garde du dépôt des Écritures qui leur est confié.
Jetons encore pour un instant nos regards sur les écrits des Juifs. Parmi celle quantité d'ouvrages qui sont sortis de leur plume, presque ions composés en hébreu de rabbin, et dont on pourrait former une bibliothèque considérable, il yen a un bon nombre qui
des vœux pour h conservation des rois, pour la prospérité des étals el des républiques, comme on le voit aux frontispices mêmes de plusieurs éditions de leurs ouvrages sur différentes matières Ils ont encore dos formules solennelles relatives au même objet (Voyez Jo. Jacob. Scbudtius , M emorabilia judaica, pari. I, pag. 255 et seqq.). Mais il ne .paraît pas qu'on en trouve de telles dans les anciens monuments de la nation, et il s'en faut beaucoup que leurs livres imprimés soient exempts de blasphèmes contre ce que notre religion sainte a de plus sacré et de plus respectable.
(1) Voyez notre I" vol., col 754 el suiv.
(2j Rich. Simon, llisi. critiq. du Vieux Testant., liv. 11, cli. I, pag. 182; liv. III, pag. 5G0el suiv.
Tel est en général le caractère des traductions que les Juifs ont données de la Bible. Par exemple, leur traduction espagnole de nos Ecritures hébraïques, imprimée à Amsterdam en 5571 ou ÎGII, iu-fnl., en fournit des preuves à chaque pas. Celte édition, qui est très-rare, a été léimprimce dans la même ville en 5500 ou 1G50, in-fol. (Nous avons l'une el l'autre édition dans noire bibliothèque de Casanale. Je passe sous silence leurs paraphrases chaldaïques dont j'ai parlé plus haut (col. 715, 719 el suiv., not. col. 775 et suiv.), el de-quelles on doit porter un tout auti<j jugement. Elles ne suivent pas assez la lettre, mais elles soûl d'un grand usage, non -bstaul les défauts essentiels qu'on y trouve.
993 l)£ LA ai^
lîoï.cernenl on écriture on la langue hébr;%ue, ou
des matières relatives à leurs rites, à leurs cérémonies, en un mot, à t ;iil ee qui lient au droit civil el religieux de h notion.
[);ms les livres de la première classe je mets leurs commentateurs anciens el modernes. Une bonne parlie de ce- interprètes donne beaucoup dans l'allégorie; el les Medraschhn D'^rTO (1), presque tous an-
(I) On comprend sons ce nom tous les commentaires anagogiques , mystiques et allégoriques des RiicieiK Juifs sur différentes parties de l'Ecriture. Os Commentaires sonl ainsi nommés par opposition à ceux (|ne les Juifs appellent Pertuchim. Tels sont ceux entre autres qu'on trouve imprimés 'dans les grandes Bibles rabbiniques , où Pou voit ordinairement les commentaires de Raschi ou Salomon, fils d'isaac, d'Abraham Aben-Esra, de. David Kimchi, de Lévi, fils de Gerson. de Saadi as Gaon, de Moïse, fils de Naehman. de Meir Arama, etc. Vovcz les mômes ])ib!es r.ibbinirçnes de la belle édition d'Amsierd un, faite par l'-s soins de Moïse de Francfort (col. 759 cl suiv.). C'est l'édition la plus copieuse (pie nous ayons de ces nrçms dans lesquels les Juifs s'attachent, d'ordinaire au sens littéral de récriture. Voyez encore ci-dessus, col. 773. Rien. Simon, Histoire critique du Vieux Testament, iîY. III, cb. 6, pag. 575 el suivante?.
Les principaux Medrascbim sont ceux qni portent le titre de Rabbotli, Magnœ (Erposiïiones), ou grands commentaires sur le Peniateuque, le Cantique «les cantiques, Rulli, les Lamentations de Jérémie , l'Ecclésiasto et sur Eslher.
(les commentaires prennent encore leur nom du premier mot de chacun vies livres qui en sont le stij<kl. Par exemple, le grand commentaire sur la Genèse s'appelle Bereschitli Rabba, eu é^aid au mot de Berescîiiih, par lequel commence ce livre de Moïse. On donne par la même raison le nom de Schemotli Rabba à nn de ces commentaires qui est sur l'Exode, et ainsi des autres. Celui qui a pour objet le livre des Lamentations se nomme Kcha Rabba, parce que les Juifs ne désignent cet écrit s eié de Jérémie que par le terme lïEcha. Les Uni, bol h ont été d'abord imprimés à Conslantinoplu en 27-2. ou 1512, in .-fol.
Outre ces Medrascbim ou commentaires dont les Juifs font beaucoup de c;is on distingue ceux qni sont intitulés; 1° Siphra Liber; T Siphri Liber; 5e Me draseh TheliiHm, Expasilio in l'salmos, A0 Medrasch Schcmuel Rabbetha . lïrpositio magna in Samuelem ; 5° Medrasch Mischle, Expositio in Proverbia.
Le premier do ces ouvrages, ainsi nommé par excellence, est un commentaire sur le livre du Lévilique. Il e»l même fort connu sous le litre de Thoralh Cohanim, Lex sacerdatum, parce qu'il a pour objet d'exposer ce qui concerne principalement le ministère et les devoirs des prêtres. Ce livre esi très-ancien, mais les Juifs ne conviennent pas trop entre eux quel en est l'auteur.
La première édition que nous avons du Siphra est eei le qu'en donna Daim 1 BomVérg à Venise en 505, im 1545, in-l'ol, ensemble avec le Mechilta , autre Duvrage très-célèbre parmi les Juifs, dans lequel on von expliqués différents rites des Hébreux, leurs préceptes ceremoniaux, divers passages de l'Ecriture, etc. Cest encore un commentaire allégorique sur hs ebafiiresXIÎ, 1; XXIII, 20; XXXI, 12.17; XXXV, 4 4 de I Lxode. Il n'est pas facile d'en déterminer le véritable auteur.
Le Siphri, qui est dans la môme édition de Venise j est pas moins estimé que le Siphra, et passe pour gre (I une égale antiquité. Il forme un commentaire iur ies Ii res des Nombres et du Déuléronoine. On Uîlnbue communément à Siméon, fils de Juchai , ccri-
teneurs au X* siècle de l'ère chrétienne, connaisseur
assez rarement d'autre méthode. Mais il y a aussi des Commentateurs, surtout parmi les modernes, qui s'approchent d'ordinaire du sens littéral de l'Écriture.
Vue seconde, classe de leurs écrivains ne présente que de purs grammairiens. Une troisième n'a d'autre objet que d'expliquer les lois et les usages de leurs ancêtres; ou bien leurs travaux ne se bornent qu'aux écrits talmudiqncs. Ces différentes classes d'auteurs concourent toutes cependant à constater l'intégrité et la pureté essentielles de notre texte hébreu.
En parcourant les ouvrages de ces écrivains juif*, vous découvrirez sans doute des interprétations raisonnables, d'autres aussi très-souvent contraires à l'intention de Moïse el des prophètes. Ces écrits vous offriront plus d'une fois des allusions puériles et même indécentes , des subtilités cabalistiques et d'autres jeux d'esprit, enfin des manières d'interpréter l'Écriture toutes juives, qui ne nous sont par conséquent de nul intérêt. Mais sous quelque aspect que vous envisagiez cette foule d'auteurs juifs, vous trouverez que leurs livres, parsemés d'une infinité de passages des écrits sacrés, représentent l'original hébreu tel qu'il était, sans l'altérer ou suis ie falsifier de dessein prémédité. A l'exception d'un petit nombre de citations de peu de conséquence, différentes de celles que nous lisons dans nos Ecritures hébraïques , diversité dont la cause nous est connue (I), si l'on en
vain qu'on prête. d avoir vécu Tan 150 de l'ère chrétienne, et qu'on fait auteur du fameux livre intitulé, Zohar, Splendor. Ce dernier ouvrage d'une doctrine judaïque irès-ab^tru^c offre un commentaire allégorique sur le Peniateuque et sut* les cinq petits volumes (nfaOŒOn). Peu de livres nul occasionné autant de discussions parmi les philologu >s que le TTT. Voyez à ce sujet Jo. Christoph Wolf., Bibl'wtli. hebr., loi». I, num. 2175, pag. 1134 et soqq. ; loin. I!!, nom. eod.. pag. 1 141 et seqq.; loin. IV, pag. 1000 el seq.; Christian. ScboeUgenius. Ilorœ liebraica'- el lalmudicœ, pra-fai. tnnv II, p 2 et seqq.; rabbinicurnm Leciwnum Hb. Il , cap. 2, 5 et 4; ibid., pag. 901 et seqq.
Le savant Ugolini a fait réimprimer dans sa collection d'Antiquités sacrées les trois Medrascbim dont nous venons de parler , et il les a accompagnés de sa version latine. Thesaur. Antùjuit. Sacr., tom. XIV, col. 588 el seqq. ; lom. XY, col. 2 el seqq., el 4o0 ci seqq.
Le litre des trois autres commentaires allégoriques que j'ai assignés ci-dessus spécifie suffisamment quel en est le s-qet. Voyez au reste le même Wolfîus, loc. cit., lom II, num. 553 et seqq., pag. 1528 el seqq. ; num. 522 et seq., pag. 1587 et seqq. ; num. G52, pag. 142") cl seqq. ; Gabriel Groddeckius, Pseudouymorum hebr. Hexeconlas, num. 32, 45 et seq., 51 ; apud eumd. Wolf , lom. IV, pag. 1025 et seqq.
(1) On doit convenir qu'il y a dans les Medrascbim et surtout dans le Tnlmud quelques passages de l'Ecriture rapportés autrement qu'ils ne le sont dans notre texte hébreu commun. Cette concession ne saurait nuire à notre thèse. On ne peut en effet produire ce.i sortes de passages pour preuve de l'altération de la vérité hébraïque, sans heurter de front les règles de la saine critique. Il en est en quelque façon de ces citations des anciens Juifs comme de celles que nos auteurs ecclésiastiques nous offrent plus d'une fois d ans leurs écrits relativement aux anciennes versions.
705 HES TITRES DRMIT1FS 706
excepte encore quelques endroits cités des mêmes celui que nous avons encore dans nos exemplaires
livres saints, et où Ton voit manifestement des fautes de copiste, le texte y est parfaitement conformée
Ni les uns ni les autres ne se sont pas toujours assujettis à suivre servilement la lettre du texte : souvent i's n'ont cité les parole- de l'Ecriture que de mémoire. Or, comme ce serait mal raisonner que de taxer d'altération nos anciennes versions orientales, grecques cl latines, par cer aines diversités de leçons que nous présentent nos propres auteurs, ne serait-ce pas également partir d'un principe peu stable que de muttipiier les variantes du texte hébreu par toutes celles que non- pourrions rencontrer dans les ouvrages soit manuscrits, soit imprimés des anciens livres juifs?
.le sens que l'on ne doit pas toujours négliger absolument ces sortes de variantes, mais celles dont il est question dans les écrits des Juifs ne sont ni en assez grand nombre, ni même assez considérables pour fournir ()os preuves contre l'intégrité essentielle de mure texte hébreu. Le docte liuxtorf a même soutenu (Amin'uica , seu Vindiciœ Yerhath hebrakœ adversus Liul. CapieUi Çrilicqm, etc., part. Il, cap. 12, pag. 808 et seqq.) que ces diversités n'allèrent en aucune manière le sens de l'écrivain saeié : opinion que je crois au fond très-indifférente.
Il fuit juger ces citations respectivement aux vues des auteurs juifs et aux objets qu'ils se sont proposés de discuter et d'éclaireir Pour développer une matière analogue à leurs usages ou à leurs anciens rites, on leur voit quelquefo s réunir différents termes de divers passages, n'en former qu'en seul contexte, le présen'er avec quelque mélange de mots tout à fait étrangers à l'original hébreu, et alléguer ce même contexte comme s'il était pris des livres sainte. Les lalinmlistes, entre autres qui cherchent rarement la lettre du texte, se perdent la plupart du temps dans des allusions puériles, dans des allégories loutes éloignées du sujet. Uii savant écrivain de leur nation a même observé qu'ils abrègent d'ordinaire les paroles de l'Ecriture : les témoignages suivants le prouvent assez, « G emara Seripluras contrahere solet, ut cas qucmadmoilum sont n m producal, Sicul cititi Dco iniseiicordi h;ec tribuunlur verba, cap. Très qui edunt, Et cum muneraveiit pceiiniaiu, eedoi ipsi : attamen Scriptura S, laninm dicil, Levil. XXVII, \b : Ad- (litu qui ut a p cunia estimationis tuœ super eau,, céda ipsi, » etc.
Après en avoir apporté d'à «tires exemples, le même autetir juif ilit ensuite: « Et.sic plurimis locis Ghemara sacras lilteras decurtare consuevil. lla^c in aUditainentis codicis 7WW reperî.» fl- Josue fd. Joseph Levita, ubv m^bn , îtinera œterna {ex tlabacuc III, G), Consl ,nlino l'empereur ab Oppyck interprète, part. Il , eap. 2, § 152; vid et part. III, cap. 2 , § 20G ; conter. bTCn Ticbm 7\T^2 , sive Clavis Tolmudica Maxima.. edcule llenr Jacob. Van Bashuysen., llanuoviic 1714 , pag. 1 15 et seq. , el pag. 151.
h'une telle manière de citer l'Ècriiure ne concluez donc point que les lalmudistes eussent d(>s exemplaires hé!)reux différents de ceux «jue nous avons de nos jours; ou que les manuscrits qu'ils consultaient fussent défectueux. Vous rencontrerez encore qu'ils disent dans leurs écrits : Ne lisez point de cette façon], mais de celle-là ;~p N7N "p "Hpn 7K. Confer. Adrianus ,
Ixclamlus, Disserialiu V de Nummis samaritanis, in B'as. UgoliiiiTlies. Antitjuit. sacr., loin. XXY1II, col. \thii rï seqq. ; Jo. BuxinrHus, Traciatus de punclor. voculium... Origine .Anliqnita'e, ce, pari, f, cap. G, pag 06 et. seqq. ; Jacob CappHlur , Observation, m cap. 111, Q,Epist. ad Slebr.. pag. 130; Guillelmu.s Surenlmsius, ÏTOOT! 'D lïl). li, lit. 4, pag. 41 , hb.JH, tu. 2. pag. 59 et seqq. ; Theodor. Ilackspanius, Notes wl Lipmunn't Nlzzticlion , pag. 3-28 et seqq. ; II. Mosei
corrects.
Que reste l-il donc à conclure de tout cela? sinon
Maimonides; 0*3113 miD part. III, cap. 42 , pag. 4"3 edit. Buxlnrf ; Joan. Gollbd) Carpzov., Critic. sacra, pan I. cap. G, § 7, pag. 362 el seqq. ; Jo. Chrjstoph. Wolfius, Notitia Karœonnn ex Mardochœi Karœi tractalù haurienda , pag. 157, not. Ejusd. Bibliothec. Hebr. loin. Il , sect. I, § 10, p g. 15 el seqq. Qu'importe? Croyez-vous qu'en s'expr'unanl de la s<ute ils appuient toujours leur piétendue leçon sur la diversité des Mss? Non sans doute. Ce n'e.-l là ordinairement qu'un jeu de leur imagination, uni était féconde à inventer de nouvelles manières de lire leur texte , pour faire de nouveaux sens, et pour donner quelque poids à leurs explications allégoriques. M. Simon l'a reconnu (Hist. critique du Vieux Test., liv. I, eh. 21, pag 116; Disquisit. crit. de variis bibliorum édition., cap. 3, pag. 17). Mais un paradoxe qu'on ne peut trop relever dans cet écrivain , c'«st qu'après avoir dît ( Ilist. critiq. paq. 115) 'qu'on ne laisse pas devoir quelquefois dans le Talinud des marques de l'exactitude de docteurs juifs à décrire leurs exemplaires, il ose avancer que celte exactitude ne peut servir de règle, puisque ces docteurs manquaient do véritables originaux sur lesquels ds pussent justifier les leçons qu'ils préféraient aux autres.
Quoi ! Pour s'as -tirer de la bonté d'une leçon quelconque, ne suffisait-il pas à ces docteurs d'avoir de bonnes copies des moines origiu nx. Leur élait il donc impossible de s'en procurer? llegarderons-nous même comme autant de copies infidèles de notre original hébreu tous ces fameux anciens exemplaires manuscrits dont font mention le Talinud de Jérusalem, .Moïse, fils de Nachman, David Kinrulii, Maimonides , Abraham Zacul , Elias Lévite, Mena c hem de Lonzano el autres? Voyez Jo. Christoph. Wolfius , B'Miolh. llebr., tom. Il, sect 2, pag. 289 el seqq. ; Ejnsd. Notitia karœomni , etc., pag. 97: Jo. llenric. Holtingerus, Tlicsaar. Philolog., lib. I, cap. 2, sect. 4, pag. 105 cl Seqq.
Les autographes sonl perdus depuis bien des siècles; mais la Providence nous a fourni d'autres voies pour réparer abondamment une telle perte. De tout temps les Juifs , comme les chrétiens, ont eu des exemplaires correcis «lu texte primitif des livres du Vieux Testament. El la manière de décrire les exemplaires sacrée n'a point dépendu indifféremment du caprice des copistes. Il y avait là-dessus , ami qu'il y en a toujours eu parmi les Juifs, des règles constantes, fixées par nu usage Je plusieurs siècle-^ , reconnues et suivies avec toute la fidélité par les savants dont celle nation n'a jamais absolument manqué. Quoi qu'en dise M. Simon, l'élude de l'hébreu s'est conservée constamment chez ce même peuple. Si nous avons tant insisté sur les écrits des Juifs, ce n'a é:é que pour mettre ce l'ail dans un plus grand jour, parce que c'est de là que dépend eu quelque façon la conservation des manuscrits hébreux.
L'objet de cette note exige que je dise un mol de ce que Claude i.e Chappeliain ou Cappellanus écrivit sur la matière présente dans le siècle passé. L'ouvrage de ce crilique a pour litre : TTC! X) Qi Mare Rnbbinicum infidum , seu qnœslio Uavbinico Tulmudicu, num talmudistœ aliter aliqnaudo referont sacrum conteitum quam nunc se Itabeai in nostris exempluribus lubraicis? et num sil fidendum rab biais'! Parisiis, 1GG7, in 8° ; Thomas Grenius a inséré cet ouvrage dans le Xe volume de sa collection intitulée, Opnsculorum quœ ad hhtoriam et pliiloloqiam speclanl , etc., fascicnlus 10, pag. 266 et seqq., '419 cl seqq.
Cappellanus y prétend entre autres apprécier l'état actuel du lexle hébreu par les citations qu'on en trouve éparses dans les livres des anciens Juifs; comme si
DE LA til
«lue les écrits des Juifs, anciens ei modes nés, for- ,nent une preuve complète de la pureté et de l'intégrité de noire texte primitif hébreu. Concluons aussi que dans ce long intervalle de temps , qui s'est écoule depuis la chtile totale de la république des Juils jusqu'à nos jours, on trouve -aarmi eux une suite de savants toujours occupés de l'étude de leur ancienne langue, ainsi que de la conservation du dépôt sacre de nos Ecritures hébraïques.
Tenions de rendre encore plus sensible cette vérité pressante, et de ne rien omettre d'essentiel de ce qui concerne les travaux des Juifs sur nos livres saints. Il nous reste à faire mention d'une autre voie qu'ils ont prise pour nous transmettre leurs écrits sacrés avec toute la fidélité possible.
N'en doutons point : les Juifs firent anciennement différentes révisions de leur texte hébreu, qui ont fort contribué à le maintenir dans sa pureté essentielle. Si l'histoire littéraire de ce peuple était moins couverte de nuages qu'elle ne l'est dans certains siècles de l'ère chrétienne , il nous serait aisé de lixcr par des dates précises quelques-unes de ces révisions. Quel que soit cependant le degré de lumière chronologique qui nous manque pour les apprécier selon l'ordre des temps , c'est assez qu'elles nous montrent
ces citations eussent toujours été faites avec la dernière exactitude, et qu'il n'y eût point eu anciennement, comme de nos jours , des mss. qui variaient, qui étaient même fautifs. 11 est dit dans le Tahnud de Jérusalem {Tract rTOn [de Jejunio], cap. 4, ord 2, ITID sive de sacris F es lis, fol. 68, col. i) que les docteurs juifs ayant collalionné trois mss. dont «Vus convenaient ensemble, ils en préérèrenl la leçon à celle du troisième.qui offrait des variétés qu'ils crurent devoir rejeter, parce qu'il était défectueux en quelques endroits. Les copistes n'ont point été infaillibles; mais on voit par ce passage du Tahnud que l'a tération des mss. n'a jamais été , ni pu être générale. Quelles que soient donc les diversités de leçons que nous offrent les lalmudistes et les autres écrits «les anciens Juifs, la vérité hébraïque n'en peut souffrir en aucune manière. Ces écrivains étaient des hommes qui onl pu se tromper et qui se sont trompés effectivement. On voit de plus, comme on l'a déjà observé , qu'ils ne se sont pas toujours astreints à suivre la lettre du texte, et qu'ils ont même cité l'Ecriture selon leurs préjugés. Faute de bien réfléchir ià dessus, Cappella nus ne s'est pas assez précaulionné contre un écueil qui l'a jeté dans bien des écarts.
Je pourrais dire encore quelque chose sur cet ouvrage que j'ai fait chercher en vain dans différentes bibliothèques de Rome. Je ne le connais que par divers lambeaux qu'en ont donnés nos auteurs, et par un petit extrait que j'en ai lu dans le Journal des savants (23 janvier 1G68, pag. 2.;8 elsuiv.). Mon exemplaire de la collection de Crenius que je viens de c. ter, ne va que jusqu'au Ye volume. Du reste le savant Carpzo'>ius a réfué «le temps eu- temps le livre de Cappeilanus dans sa Critique sacrée, part. I, cap. 5 , pag. 1 -27 et sc.jq. 150 ; cap G, pag. 311 ei seqq. 5G5 ; cap 8, pag. 568 et seqq.
Si l'on veut conférer les passages de l'Ecriture cités d ns le Tahnud de Babylone avec ceux de nos exemplaires hébreux , on pourra recourir à un ouvrage qu'Aaron de Pesaro publia dans le XVI* siècle sous le litre de Generationes Aaronis. L'écrivain juif l'ail ici allusion àuu passage des Nombres III, 1. Il y a plusieurs éditions de son livre,