AU H. P
qu'ils n'entendaient pas. Ils auront môme introduit >ies variantes parle changement, la transposition, l'omission et l'addition d'une seule lettre. Ces mots auront été ensuite transcrits par des copistes ignorants. Un critique prévenu contre l'état présent du texte, et qui aura sous les yeux ces sortes de manuscrits, saisira avec empressement ces nouvelles leçons : il irailèra ainsi de variantes importâmes ce qui n'est qu'une présomption, une ignoiancedcs copistes. Ça critique éclairé ne fait aucun cas de ces leçons imaginaires, parce qu'elles n'offrent que des fautes réelles. — XXVI. il y a des corrections uniquement appuyées sur des conjectures : c'est ici qu'un critique a le plus besoin de se prémunir contre le préjugé. Ces conjectures doivent cire | esces au sanctuaire de la vérité '; il ne faut pas les admettre sans de fortes raisons. L'aulo-
rite clos anciennes versions, le témoignage des f%è$, peuvent être d'un grand seeours pour éclaireir quelquefois des passages irès-obscurs ; mais on ne doit user de ces secours qu'avec beaucoup de précautions. — XXVII. Toute variante puisée dans les écrits des anciens Juifs doit eue suspecte. — XXV III. La véritable leçon n'a jamais disparu de la totalité deâ manuscrits hébreux. — XXIX. A quelque édil'on de la Bible hébraïque, à quelque manuscrit hébreu que l'on recoure pour juger de l'état présent de noire texte commun, on le trouvera essentiellement pur et intègre.
Omnem rem probate, et quodbene est lenete.
ladTlicssnl. V, 91.
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