‹ Scripturae sacrae cursus completus -- plurimis annotantibus presbyteris ad decendas levitas -- ann. simul et ed. J.-P. MigneChapitre 125 sur 157 · ÀCE · texte numérisé non relu

ÀCE

lides; iïssaid'un commentaire, sur les prcfphètes, ÎG03» in- 12; il est littéral cl historique, et il jette de grandes lumières sur l'histoire «les rois de Juda et d'Lr;.èl. I! y entreprend d'arranger et dupliquer les prophéties si Ion l'ordre chronologique ; l'Histoire êvaugétique confirmée par fa judaïque et la romaitre , IGnG, 2 Vol, in- 12 : ouvrage savant et qui forme une esj èce de démonstration historique du christianisme, puisée dans des i-ourees «pie ses ennemis ne peuvent récuser. Ou y trouve tout ce (pie l'hi luire profane fournil de plus curieux et de plus utile , pour appuyer et pour Cilaireir la partie historique de l'Evangile. Oe Cuntiquité de la nation et de la langue des Celtes , autrement appelés Gaulois, etc., 1705 , in-8°; livre plein de recherches. (Extrait de Foilcr.)

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L'homme a presque toujours eu de l'amour pour l'histoire, parce qu'il a reconnu en la lisant avec quelque attention qu'elle n'est pas moins utile qu'agréable. Ou ne saurait nier qu'elle n'ait je ne sais quoi d'agréable; on le seul assez pour peu qu'on s'y applique ; car quand on est une fois entré dans celle suite de faits et d'actions , qui sont liées ensemble et qui plaisent ordinairement par leur variété, cl quelquefois même par leur bizarrerie , on en attend le dénouement et l'issue avec autant d'impatience qu'un a eu de plaisir à en voir la Liaison et l'enchaînement. L'histoire a donc son agrément , on n'en peut pas disconvenir ; mais ce serait peu pour l'homme sage, car c'est de lui (pic je parle, s'il n'y trouvait encore son utilité. Les divers événements qui ne manquent jamais de s'y rencontrer sont autant d'instructions , mais d'instructions , pour ainsi dire, vivantes et animées , qui apprennent mieux à l'homme ce qu'il doit faire ou ce qu'il doit éviter, que les plus belles leçons des historiens. Quand je dis des sibylles, quelles

un mouvement tout particulier du Saint-Esprit, qui lésa gouvernés, en leur communiquant ses grâces et ses lumières. 11 fallait bien qu'ils eu fussent rem] lis pour parler comme ils ionl des choses de Dieu, qui sont ineffables cl incompréhensibles, et pour découvrir des mystères cachés depuis l'éternité dans le secret de sa volonté Mais ce qu'ils nous apprennent de plus considérable et de plus important est (pie nous avons en Jésus-Christ un roi, un sauveur et v,n libérateur. C'est le Messie que les patriarches ont tant désiré , que les prophètes ont si souvent prédit, cl (pic les Juifs ont attendu durant tant de siècles. Quel aveuglement et quelle incrédulité de l'attendre comme ils font encore aujourd'hui ! N'cst-il pas venu dans les temps auxquels il a dû se manifester? Ces hommes aveugles cl obstinés n'en veulent pas convenir; il faut les en convaincre par des autorités non suspectes , tirées de leurs prophètes , des sibylles et

de morale. Si l'homme sage a donc toujours vu de l'utilité dans la lecture de l'histoire, je dis mônic de la profane, où ordinairement l'on étale avec pompe lotîtes les passions humaines, et où la flatterie règne 1res souvent avec le mensonge ; quels avantages ne doit pas trouver l'homme cluélien dans l'élude dû l'histoire sacrée , qui n'inspire partout que la pureté des mœurs , el qui ne s'écarte jamais de la vcri'é. Ce seul là les deux propres caractères de VHktoire

qu'elles puissent, cire, j'entends parler de celles qui ont écrit avant les Céars, cl par conséquent avant les chrétiens.

Pour comprendre plus aisément ce que je vais dire, il faut savoir (pie les Juifs, hommes gruSMors cl charnels, se sont imaginé que leur Me sic serait, un roi terrestre , mais un roi revêtu , phis que Salomon,de puissance el de gloire, qui assujettirait toutes les mitions , et qui les rendrait victorieux de

évangétique , qu'on m'a conseillé de donner au public. tous leurs ennemis. Us ont regardé comme tels les

Kilo est formée avec beaucoup de soin sur la narra- Chabléens , qui ont ruiné leur premier temple sous

lion des quatre évangélistes, cl Ton sait que ces Nahuehndonosor , et ensuite les Grecs qui ont si

hommes saints cl inspirés n'ont été sujets ni à Ter- horriblement profané le second sous Antioehus Epi-

reur, ni à la flatterie. Ils ont écrit d'une manière pbaue. Cependant nous ne lisons pas que les Juifs ,

simple, commune et naïve, les choses les plus gran- parmi ces mines et ces profanations, aient alors

des ci les plus relevées; car quoi de plus grand et de attendu le Messie, parce qu'ils voy lient par lc9

plus sublime que de mettre par écrit les actions , les Ecritures que son temps n'était pas encore arrivé.

miracles et les enseignements d'un Dieu fait homme et Mais quand ils virent (pie Pompée , après avoir sou-

coiivcrsant avec les hommes ? C'est pourtant ce qu'ils mis la Syrie et plusieurs autres provinces , était entré

ont fuit, niais Ton peut dire que ce n'a élé que par avec ses troupes dans la ville sainte ; qu'il avait p:is.

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