‹ Scripturae sacrae cursus completus -- plurimis annotantibus presbyteris ad decendas levitas -- ann. simul et ed. J.-P. MigneChapitre 126 sur 157 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

après irois mois de siège, le temple de Dieu , et qu'il qu'elles en disaient était mêlé avec des choses un

el des sacrilèges la

avait violé par des massacres ^ uua o..^...^. imu>té de ce lieu auguste; dès Lus ijs.coimncn- Cèreiil à dire el à croire (jue le Christ allait bientôt se manifester, lis le crurent avec d'autant (.jus de raison que les temps marqués pour sa venue dans les prophéties n'étaient pas éloignés ; et là-dessus ils hiilBiulùviil comme le vengeur de ces profanations cl ie restaurateur de leur liberté : car Pompée les avait rendus tributaires des Romains.

Le bruii dn .N'este qu'ils attendaient se répandit alors dans la Judée el dans la Syrie ; il portail qu'il allait naine un roi qui dominerait toute la terre ; car c'était là l'idée qu'ils s'en «étaient formée. Ce bruit passa de l'Asie à Home peu de temps avant la naissance d'Augure ; car il naquit neuf ou dix mois après la prise de Jérusalem cl la profanation du temple de Dieu. Et ce fut là-dessus qu'on crut alors publiquement (pie la nature ultail donner un roi m peuple romain ( Maraih., apud Sneton., in Augusto). Tout le sénat en fut dans une telle épouvante, qu'il donna un arrêt par bquel il fil défendu d'élever aucun des enfants qui naiiraienl celle annéelà , marquée du consulat d'Antoine et de Cucrou. M.iis les personnes de qualité dont les femmes é aient grosses empêchèrent par leurcrédil que l'arrêt du sénat ne iùl exécuté- Ce ne sont pas là des fables inventées à plaisir, car tout c<-ci est rapj orié dans Suétone ; jl l'aval pns de Julius Marathus qui, ayant éé affranchi d'Augure, avait exactement écrit m):i histoire. Au rrste, le bruit venu de la Judée sur lequel on crut alors ces choses étonnantes , était celui ià mô.uc dont pai le l'historien ^» Césars dan, la vie u'uu autre (iiipeicur. Il ashiue (pu- dans tout l'Orient c'élail mie opinion ancienne cl constante veHis el constant vpinh (S«c-/OH?,mrcs/j//s.),(pielessacrésoia(le.-»prouieit»ienl dans eus temps là l'empire du monde à ceux qui viendra Cul de Judée. Jubèphe parlant de cela [Bell, jud. I. M, c. 5!), d.l que celle prédiction était ceucl.ee dans les Livres saints, el que les Juifs l'inlerpiélaiei.t d'un de leur nation qui , soi tant de la Judée , devait cendre sa domination dans tout l'univers. Ce giand lu-iiil d'un roi qui allait naître et qui devait con mander à mute la terre n'était proprement fondé tiiic sur celui que les Juifs répandirent alors il. n tout rOr'n ni de l'avéncment prochain du Messie. C* si une eho.se constante, ei je v<;!.> que ioijm les savants en tombent d'accord. On anémiait donc le Cluist en ce temps-là dans le pays de Judée, c'est un fait qu'on ne peut contester.

Celle attente du peup'e juif, «mire qu'elle était appuyée sur les prédictions des prophètes, qui allaient s*a.c uipiir, avait encore quelque fondement d..u^ les oracles des sibylles. El c'était la cause pourquoi j'apô'.re S. Paul , au rapport de Clément d'Alexandrie; ( Clément Me.vaiid. , Strom. I. VI ) , en conseillait la Ici tint! aux Gentils, qu'il lâchait d'attirer à li loi. Elles parlaient assez ouvertement du re^ne et de l'avéncment du Messie, cl comme ce

louchaient et Home cl l'Egypte, cela ne laissa pas do troubler encore les plus grands cl les plus zélé- d'entre les Romain*. Cela est si vrai que, cinq ou six ans après que Pompée eut pris Jérusalem , PlnJémée Auièie, toi d'Egypte , s'élanl refuge alterne (car ses. propres sujets l'avaient chassé du lié; e), il y eut de grandes contestations dans le sénat touchant si n rétablissement. C. Catoa, nier» hibou du peu, le, s'y o; posa de toutes ses forces. Il alléguait, pourrait! principale, (pie les livres des sibylles menaçaient Rome de iiès-grands malheurs si on en Hait en Egypte avec, une armée de Romains. JLucain nous apprend, dans sa Pharsale, qu: c'-éiyil la si! y le Cumée qui annonçait ces ciioses fatales et c onnanles ( /. Mil, ante fine m ). Va l'on voit par plusieurs en droits deCicéron (F.p. ad Lcniulunt, el in lib. de Divinil.), qui était alors du nombre des feéna leurs, et qui se remua beaucoup sur celle affaire, que la prédiction d'un roi qui devait dominer tout l'univers lui ia chose qu'on craignit le plus.

Celle crainte n'é ail pcinl vaine ni imaginaire : car dans ia sibylle i! y avait un oracle, cl on le voit encore aujourd'nui, qui portail salis énigme et sans obscu.i é, (pie quand Ruine aurait assujetti l'rlgypte, alors ia gruiii règne d'un roi immortel paraîtrait sur la terre ; que ce roi scr.di saint, ei qu'il aur.it l'empire de tout l'univers ( Ctrm, l. Il, sub fmem). L'oracle ajoutait, ce qu'on ne s niait lire sans çionnemci.t, (m'en ces len ns-là i\ u verrait rue haine impl. eble parmi les latin-, el que trois Inanimés d'ei Ire eux, parmi destin fatal, perdraient lion e el la république. La religion de cet oracle empêcha alors qu'on rétablit Plolémée daus l'Egypte; mais elle fut depuis violée par Jules Ce ;>r. il y p*»r.lu se.^ anuC'i Uicouiineni après la mon de Poni| ée ; il cuira dans la ville d'Alexandrie, auprès de laquelle il pensa périr, cl donna àC'é »| àtre ce fameux n yaume. Jamais la république romaine ne snuttiiide plus horribles divisions el ne fut frappée de plus grands mal. heurs, Si bm la piéd.clion de l'oracle : car abus Irois L :ims,c'e-i-à-dire trois Romains, qui étaient Octavicn, Antoine et Lépidus, formèrent le triiimviiai, qui lutte coup fatal de la république. Chose étonnante! par làOcla\ieu César se rcinin mai rc de l'empire, el àoclno eut-il assujetti l'Egypte par la force de ses anm s?quo le .Mcss.e,.'ppe:c le Lhrisi, parut sur la lerre.C'é ail sans douie te roi saint et immortel, prédit dans la sibylle, qui devait tenir l'empire de Tuoivcrs, et qui le devait posséder durant tous les siècles.

Observez, je vous pie (car ces choses, bien loin d"è;re inventé s, sont étonnantes et prodigieuses), que ce roi immortel n'a paru dans le monde qu'après que le sceptre, c'e.4-à-dnc la puissance souveraine, ci. t été ôiéd'eulic les mains des Juifs, selon la célèbre prédiction du patriarche Jacob. Or cette pu ssance suprême leur lut ravie par deux de ceux qui composaienl le triumvirat, j'entends .Marc-Antoine et Octavicn, qui portail le nom de César. Ils en revêiircr.i

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liérode, lduméen ou Ascalonite, en le déclarant roi de la Judée, et ce fut par cette investiture que le sceptre de Juda fut transféré à un étranger. Le Messie dut donc paraître alors : il parut en effet sous l'empire d'Auguste et sous le règne de ce même liérode. Car la prophétie de Jacob portait ces paroles : Le sceptre ne sera point été de Juda, ni le prince de sa postérité, jusqu'à ce que celui qui doit être envoyé soit venu, et c'est lui qui sera l'attente des nations (GV/i., XL1X, 10). Celle occurrence, ou pour mieux dire, cet enchaînement (ie faits prodigieux , qui, comme Ton voit , ont tous en quelque rapport au Messie, ne sonl-ce pas des preuves certaines de son avènement? Car enfin, qu'on li>c toutes les histoires des Juifs, des Grecs cl des Romains, on ne verra point qu'avant le siècle d'Auguste, on ail jamais al tendu le Messie? et si, après ce siècle, les Juifs oui orné quelques-uns de ce litre, ils ont aussitôt reconnu que c'étaient des fourbes et des imposteurs. Il n'y en a donc point eu, et il n'y en aura jamais de véritable hors Jésus, fils de Marie, né à Ih-lhléhcm selon les prophètes {Midi., V, 2); mais né sous le règne d'Auguste, lorsque lotit le monde jouissait de la paix.

L'occurrence de ces choses, qui sont arrivées presque en même temps, donne de l'admiration ei de lelonnemcnl : mais ce li'êM pas tout; car lorsqu'on déclarait, à Home, liérode roi de Judée (c'était sous le consulat de Calvinus cl Pollion), la mô;sic année Virgile publiait celte belle églogue où il met en lumière une prédiction 1res importante de la sibylle Cumée (Ecloga 4). Il déguise cet oracle en f.ivcur du petit Salonin, fils de Pollion ; mais quelque changement qu'il y fasse , on voit clairement que l'oracle promenait en ces temps-là le rétablissement du monde, ui\ nouvel âge cl de nouveaux siècles, cl tout cela par le moyeu d'une vierge et d'un enfant qui allait bientôt descendre du ciel. 11 va même jmqu'à dire, en suivant la sibylle, que les traces du péché qui restaient dans le monde allaient être effacées par ce soleil de justice, quM nomme Apollon, à la façon des poêles gentils. 11 n'y avait rien de plus beau et de plus clair que celle prophétie, et quelque altérée qu'elle soit dans le.-, vers de ce poëic, l'empereur Constantin ne laisse pas de dire devant les Pères de iNicéc, que ces mêmes vers niellaient en quelque manière devant les yeux la divinité de Jésus-Christ (Oral. cap. 19). Virgile n'avait garde d'entendre cet oracle qu'il publiait trente -six ans avant la naissance du Messie. C'est lui qui a réparé le monde et rétabli les siècles, cl c'esl lui que les Juifs attendaient en ce tempslà, dans la Judée cl partout ailleurs.

Celte allenle n'était point une illusion, puisqu'elle avait de si grands fondements : cl comment auraitelle été illusoire ? Daniel en avait prescrit le temps dans ses prédictions,ce qui fait que Josèphe l'a regardé comme un des plus grands d'entre les prophètes (Joseph. , Anliq. I. \,c. î<//.).Ccl homme saint désirant ardemment de savoir quel serait le sorl de son peuple, alors captif au pays de Babylonc, range Gabriel

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fui envoyé du ciel pour lui découvrir les mystères et même le lemps du Messie. Ccl ange lui dit de la part du Seigneur ces heureuses nouvelles :iDieu a abrégé et fixe les temps à soixante et dix semaines, en fa\eur de votre peuple et de votre ville sainte : afin que le péché trouve sa fin, que Pîiiiqui é soit abolie, que la justice éternelle vienne sur la terre et que le saint des saints soit oint.t Ce n'est là qu'un sommaire de que l'ange dit à ce prophète. Mais, par ces dernières paroles, on voit assez qu'il marque le Messie, qui veut dire oint en langue hébraïque, cl là-dessus les Grecs ont fait le nom de Christ, car ces trois noms ne signifient que h même chose. L'ange du Seigneur n'en demeura pas là, il va jusqu'à marquer à Daniel le terme d'où Ton devait compter ces soixante et dix semai nés d'années. Il dit donc que depuis l'ordre qui serait publiquement donné de rebâtir une seconde fois Je n\s?Acm, jusqu'au Christ, chef de son peuple, il y aurait sept semaines cl soixante-deux semaines, cl qu'après toutes ces semaines d'années, le Cluisl seraii mis à mort, c'est- à-diro, comme on voit par la suite, au milieu de la soixante cl dixième (Dun.,\X, c2i ctsuiv. On peut dire qu'il n'y eut jamais rien de plus divin el de pins singulier que les révélations faites à cet homme de dieu, qui par elles a connu distinctement les temps du Messie.

On a déjà vu que le terme d'où l'on devait compter ces semaines d'années élait pris du temps qu'on donna ordre de rebâtir une seconde lois la ville el les murailles de Jérusalem , qui avait été détruite par les Chaldéens. Cet ordre fut donné par Artaxerxès, surnommé Longue-Main; c'était un roi des Perses, quatrième successeur de Cyrus et lilsdece Xerxès que l'histoire des Grecs a rendu si fameux. Néhémlas étanl à sa cour, avait é:c, bien qu'il fût Juif, é'evé à la dignité d'éehanson. Ce prince qui l'aimait, le voyant gémir sur le triste ëial de son peuple, lui permit d'aller en Judée pour y rétablir la ville et les murs de Jérusalem ; il lui en donna même un ordre public vers le mois de mars ou d'avril, la vingtième année dû son règne (Néhém., Il, 1 et suiv.). Voila proprement l'époque et le lerme d'où l'on doit commencer à compter les soixante el dix semaines marquées dans le prophète, qui font en tout 490 ans. Or depuis la vingtième année de ce monarque des Perses, jusqu'au baptême ou à la manifestation du Christ, c r ce fut alors qu'il commença à conduire le peuple, il y a environ 485 années judaïques, qui font soixanteneuf semaines. Enfin vers le milieu de la dernière, qui était la soixante-dixième, Jesus-Ci;risl fut mis à mortel fui immolé sur l'arbre de la croix. De sorte que dans l'immolalion du Sauveur on trouve l'accomplissement des prédictions publiées par Daniel au pays de Dabylone.

Cet homme céleste assure dans un autre endroit de ses prophéties que Dieu lui avait manifesté la suie des empires qui devaient se succéder les uns ans autres, depuis le temps de Nabuchodonosor, jusqu'au lenqs du Messie. Ces empires sont celui des Babu

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ïcnfens, celui des Perses , celui des Crwi et celui des liomains. Dans sa proplsclio ce qnnitième est compare ail fer qui domine tuiil el qui luise tout ; et c'est ce qu'a fait Poiupito des Romains par relie force ëtouuaniecl celle puissante redoutable où ii s'est élevé. Apres qui; le prophète a dislhn lemenl marque ceîle suecess:en d'empires qui se sent dé; nuis les uns Jes autres, il ajoute aussitôt : Dans le temps de ces empires, il entend par là lé troisième qui est celui «les Grues ci le quatrième q"i est celui des Romains , et c'est comme s'il di-ait • à peine celui îles Grecs SOrai-il l'un ci c.dui des Romains commencé , que le Dieu du Ciel suscitai; un royaume (fui ne sera jamais délm'U el qui subsistera éternellement (Daniel, 51, 37-4oJ. Ce royaume que Dieu a su>eiié sur ie déclin de l'empire des Grecs cl vers le commencement de celui des Romains, est le royaume du Christ ; c'est l'empire du Messie, qui dure depuis pi es de dix sept cents ans, el qui sub-istera durant lotis les siècles. Toutes les puissances du mon- <le, ni (elles de. l'enfer, ne pourront jamais le détruire. Daniel n'a donc encore rien dit dans celte prorhéiie louchant le régne el le temps du Messie, dont nous ne voyions l'accomplissement.

Ce royaume céleste el éternel n'a commence à paraître que sous l'empire à* Auguste, c'est- à dire peu de temps après que, dans le monde, presque loul était soumis à la domina lion des Romains. El l'on peul dire, pour peu qu'on y lasse attention, que cela n'est arrivé que par une dispcnsalion de Dieu louîe particulière. Car enfin le royaume de Jésus-Chrisl (qui est son Eglise) devait cl s'étendre parmi les nations de la terre et subsister sous une succession d'évèques et de pontifes, puisqu'ils en sont après lui les princes el les pasteurs. El c'esi par ce moyen qu'il doit durer jusqu'à la consommation des siècles. Ii fallait donc que les nations, pour la plupart féroces cl barbares, quittassent leurs anciennes mœurs el devinssent douces el pacifiques, pour entrer dans ce règne de paix et de salut. Car si elles caicnl demeurées dans leur férocité naturelle, l'Eglise n'aurait pu , qu'avec des peines incroyables , subsister parmi elles, ou ce n'aurait été que pour peu d'années et de siècles. Cela est si vrai, qu'on n'a jamais vu depuis le règne de Jésus-Christ une suite constante cl durable d'Eglises et de pasteurs, parmi les nations barbares, comme on en a vu dans l'empire romain et comme on en voit encore dans les royaumes qui en sont sortis. L'établissement de ce grand empire n'est donc pas l'effet du destin tl de la furtunc, comme l'ont dit autrefois quelques insensés. C'c>l l'ouvrage de la main puissante d'un Dieu prévoyant, qui, sans approuver les passions ambitieuses do ces grands hommes qui les premiers eut porté le nom des Césars, s'en est servi à temps pour former ce vaste empire dont le centre devait être celui de son Eglise.

C'esi pour cela que ce Dieu tout puissant a remue la terra cl la mer, qu'il a agité tant de nations, et tout cela par l'ambition de deux hommes (Pompée

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cl César). Car il n'a fait parmi e!îes ces î-gilaliuus el ces mouvements que pour les soumettre à son Eglise après les avoir assujetties à l'empire des Romains. Ne sait-on pas que c'a été incontinent après Ics.étrahges révolutions .pic ce> grands ambitieux util cmsces dans le monde, qiron a mi par i ie le Désiré de toutes les nations [Àggée, II, S ). Ce t le nom que ce prophète donne à Jésus-Chrisl; car une» connue il parle : Movebo omnes génies et véniel Desideratas candis gentibus. En effet cet Envoyé de Dieu, qu'on avail lanl attendu cl lant desité, a été reçu avec un souverain respect de toutes les nations de la terre , pendant uuc les Juifs pour la plupart 1\ ni rejeté avec mépris. C'est donc lui qui est le roi du monde, c'esl le libérateur des peuples , c'est le sauveur des nations qui s'est manifesté au temps mariné dans les Livres saints. C'est lui en qui elles ont été bénies, pas qui elles oui éié sa icli liées cl de qui elles attendent le sain! et la gloire.

El puisque e'esl des nations, qni ont été dans les ténèbres ci dans l'ombre de la mort , que nous liroi s noire origine, rendons d' très- humides actions de grâces à celui qui est venu mus en délivrer, pour nous faire des enfuis de lumière. Pouvons-nous mieux lui inarquer noJregraii'u !e, qu'en nous instruisant de ses actions saintes et de ses enseignements salutaires? Il a inspiré aux quatre cvangélislcs de les mettre par écrit, cl c'est sur les livres de ces hommes divins que j'ai formé celle histoire. On y verra toutes les actions de Jésus Christ , appuyées de ce nombre prodigieux de miracles qu'il a opérés aux yeux de tout le monde, non seulement dans la Judée el la Galilée, mais encore au milieu de Jérusalem. Outre qu'elles ont été publiques et éclatantes, elles ont pas^é pour si véritables, que les plus grands ennemis de sa gloire , j'entends les Celse el les Porphyre , n'ont osé les accuser de supposition vi de Fausseté. J'ai joint à ses actions divines, ses paroles cl ses instructions , car ce sont cites qui éclairent l'esprit et qui touchent le cœur ; ce sont elles qui nous mènent à la vie par les voies de la lumière el de la vérité.

Mais ce qu'il y a de remarquable dans celte histoire sainte , est que je la réduis à trente trois ans, qui est le terme et comme le cercle de la vie de Jé-us Christ. Cr enfin , l'autorité des anciens Pères de l'Eglise, cl le sentiment commun des fidèles, ne m'ont point permis de lui donner ircnte-scpl ans commencés , comme l'on lait aujourd'hui Et, parce que les écrivains sacrés ne disent presque rien depuis l'enfance du F.ls de Dieu, jusqu'au temps de son ministère, qu'il n'a commemé qu'à l'âge de trente ans, j'ai lâché de remplir ce grand vide en mettant chaque année les plus beaux endroits de l'histoire des Juifs , avec quelques-uns de celle des Romains. Ces faits qui, comme l'on verra , sont triés cl choisis , en éclaircis sant ceux de l'Evangile, ne serviront pas peu à les soutenir. El l'on sera bien aise de lr«uvcr une suecession continuée da& souverains pontifes des Juift,

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