‹ Scripturae sacrae cursus completus -- plurimis annotantibus presbyteris ad decendas levitas -- ann. simul et ed. J.-P. MigneChapitre 17 sur 157 · RÈGLE III · texte numérisé non relu

RÈGLE III

Lorsque les expressions de l'Écriture sont trop magnifiques pour le sujet qu'elles paraissent regarder, c'est une preuve qu'elles ont un objet plus auguste.

Lorsque les expression de l'Écriture sont trop fortes, trop générales, Il op augustes, et qu'elles soûl exagérées par rapport au sujet qu'elles paraissent regarder, c'est une rèfle sûre qu'il y en a un auire que la SmiiiI Esprit a en vue à qui toutes ces expies sions conviennent exactement, et par rapport aiujuel elles sont plutôt trop faibles qu'ex gérées. Car la parole de Dieu est celle de la vérité; c'est un or purifié jusqu'à sept fois. On ne peut y trouver rien de défectueux ni de superflu. Elle est la règle des dis» cours les plus exacts et les plus précis; et dès qu'on y croit voir de l'excès, c'est une marque que l'on ne l'entend point, et qu'on lui substitue un objet étranger. 11 est indigne de supposer que l'Écriture ait bâ-

sou- Je Pindulgenee des lecteurs, cl qu'elle attende de leur équité qu'ils veuillent bien l'expliquer favorablement, et prendre ses expressions en bonne part. C'est une espèce d'irréligion de soupçonner l'Esprit de véi'né d'aller ordinairement au delà du vrai, de lui imputer un langage excessif et outre, et de trouver celui des hommes communément plus modéré et plus sage.

L'usage de celle règle est d'une très-grande étendue. Elle e£l la clé de. plusieurs passages dont les esprits superficiels sont blessés , parce qu'ils n'en connaissent pas le véritable sens. Elle conserve à rÉcrilure le respect qui lui est dû. Elle découvre, non par de simples conjectures, imis par une démonstration sensible, l'Évangile et les véritables biens cachés sous des promesses qui ne sont vraies qu'en un sens spirituel, qui des lors est Tunique, puisqu'il est le seul qui soit exactement conforme aux expressions de l'Écriture.

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