V- ut, 213, f
? fa, 729, g.
1) si , 1 , h.
(•) mi, 3 , i.
<§. la, 9, k.
cf re , 27 , /.
$ sol, 81 , m.
■2f ut , 213 , n.
2 fa, 729, o.
T) si, 1 , p.
0 mi , 3 , q.
€ la, 9, r.
<f re , 27 , s.
$ sol , 81 , t.
"¥ ut , 245 , M.
2 fa , 729 , x.
Prenez ces sons de deux en deux, soit en montant, soit en descendant , vous formerez divers systèmes diatoniques , dont les proportions sont assignées par les nombres radicaux mis à côté de chacun des sons qui constituent la semaine.
1° Si vous commencez par le son mi, qui répond à b , en suivant les lettres b , d, f , h, etc. ( de deux en deux) , vous aurez les six sons différents qui composaient l'ancien système des Grecs , dit heptacorde , mi re ut si la sol mi, dans lequel le mi , ajouté au grave, forme la septième corde (1).
2° Si vous prenez les mêmes sons , et que vous y ajoutiez le fa, qui répond à o , vous aurez le système, dit vclacoide, ou lyre de Pythagore, mi re ut si la sol fa mi.
5° Prenez les sons en remontant, à commencer du si, marqué par p, vous aurez, de deux en deux sons, le sysième diatonique des Grecs, pris en moulant, si ut re mi fa sol la , ou bien le même système pris en descendant, et tel que le chantaient les Grecs, si vous suivez l'ordre des lettres, c, e, g, etc., qui correspond aux sons, la sol fa mi re ut si la.
4° Commencez par le sol, qui répond à t , vous aurez de deux en deux sons, et en remontant, la gamme de Gui d'Arezzo, sol la si ut re mi fa, répondant aux lettres t, r,p, etc.
(1) Voyez dans le Mémoire sur la musique des anciens , l'article 3 , page IG , et le tableau de la page 21.
MUSIQUE DES IIÊBKEUX. 182
5° Commencez par Vut , marqué u, vous aurez, en suivant les lettres u, s, q, etc., notre échelle du mode majeur : ut re mi fa sol la si ut. Si vous prenez ces sons en descendant, à commencer depuis le la, marqué c, vous aurez, en suivant les lettres c, e, g, etc., notre échelle du mode mineur en descendant : la so, fa mi re ut si la (1).
La semaine planétaire ou, ce qui est la même chose, une suite de consonnances , sous la forme de douzièmes, de quintes ou de quartes , étant, comme on vient de le voir, la base de tout système diatonique, les Hébreux, de quelque manière que le leur ait été disposé, n'ont pu en avoir d'autre , comme nous l'avons déjà dit, que celui qui met entre les sons fa sol, sol la, etc., l'intervalle d'un ton dans le rapport de 8 à 9, et entre les sons mi fa et si ut , l'intervalle appelé limma , ou demi ton mineur , dans le rapport de 243 à 250, l'oreille et le principe de' lotîtes les proportions musicales n'en fournissant pas d'autres , c'est-a-dire, ni une autre sorte de ton , ni une autre sorte de demi-ton diatonique.
§ XL Conséquence que l'on peut tirer des principes des anciens, en faveur de la musique des Hébreux.
Si l'on veut donc se faire une idée de la musique des Hébreux, il est essentiel, dans quelque époque qu'on la suppose, de se figurer en premier lieu une musique fondée sur les proportions dont nous venons de parler , les seules d'ailleurs qu'offrent les divers systèmes connus des anciens peuples. En second lieu, il faut se représenter une musique qui n'admettait que la simple mélodie, que le chant d'une seule partie, sans que cette partie fût accompagnée d'autres chants différents, d'autres contre-parties, qui, en partageant l'attention, n'auraient pu qu'affaiblir ou contredire l'expression du chant primitif adapté aux paroles. Enlin , cette mélodie délivrée ainsi de toute contre-partie et autres inventions modernes, il faut encore, par une conséquence nécessaire, la supposer libre dans sa marche, ses tours, ses phrases, ses terminaisons , comme nous l'avons fait remarquer eu parlant de la mélodie des anciens peuples (2).
(1) Cette échelle n'est visiblement autre chose que le système des Grecs, pris en descendant, et décrit au n° 5. Mais comme les modernes ont corrompu la proportion de plusieurs sons qui composent leur système diatonique, ils s nt bien éloignés d'apercevoir, dans celui des Grecs, ni leur échelle du mode mineur, ni encore moins celle du mode qu'ils appellent majeur, dont la noie initiale ne se présente pas avec la même évidence dans le sysième des Grecs. Ou peut voir d'ailleurs dans le Mémoire sur la musique des anciens, parag. 11, 12, 13, pag. 7 et 8, ce qui empêche encore les modernes de rien comprendre au sysième des Grecs, puisqu'ils prennent en montant ce que les Grecs concevaient en descendant, a peu près comme si on voulait lire les mots hébreux, samaritains, chaldéens, syriaques», arabes et persans, de gauche à droite.
(2) Voyez ce que nous avonsdil.au sujet des terminaisons, note 1, col. 163. Nous ajouterons ici, que comme les anciens avaient des terminaisons de chant que nos harmonistes nu sauraient employer, de même l'harmonie nous fournit dey finales, en mode mineur, dont les anciens n'ont pu faire usage.
Dans noire musique moderne, fondée sur le contre-pohii la septième note des modes mineurs, dans l'acte, d'uni cadence ou lermiuaison, doit être élevée d'un demi-ion