RELIEF DÉCORATIF
Relief en trois parties, très probablement découvert avec le précédent. — Boston, Museum of Fine Arts. — Marbre. — Largeur (en bas). 1 m. 60 : 0 m. 74 : 0 m. 54. — Deuxième quart du V® siècle av. J.-C
Ereliet est l'exact pendant du précédent et n'en est
ce pas séparable. Les deux ensemble devaient constituer un emboîtement décoratif aux deux extrémités
d'un grand autel, de longueur inconnue. Le bas du relief de Boston est garni d'ornements en volutes, surmontés à l'angle par une large et épaisse palmette. Des ornements pareils garnissaient aux mêmes endroits le relief de Rome: mais, pour des raisons techniques, ils avaient été faits à part, puis collés contre le gros bloc, et ils ont maintenant disparu (ce qui explique la différence actuelle de largeur). La face principale (pl. XXIV) montre, assises à droite et
à gauche sur un coussin, deux femmes, pareillement vêtues d'un chiton de toile à fins plis et d'un himation de laine qui recouvre plus ou moins la tête. Entre elles deux se dresse Éros nu, ses grandes ailes éployées ; il soulève une balance, en partie brisée aujourd'hui, mais dont subsistent les plateaux, chargés chacun d'une minuscule
figure humaine, qui est suspendue à la petite corde intérieure, comme un objet qu on pèse. Il s'agit donc d'une Pesée de sorts. La balance a prononcé, un des plateaux s'incline davantage : la femme voisine fait un grand geste de contentement, tandis que l'autre s'affaisse désolée. Ces deux figures féminines sont identifiables, par des attributs (poisson et grenade) placés à l'extrême coir du relief, avec la déesse née de la mer, Aphrodite, et avec Perséphone, la reine du monde souterrain. En conséquence, c'est un litige d'amour entre Aphrodite et Perséphone, que la balance d'Éros vient de juger. Or, chacun dans l'antiquité savait que les deux déesses avaient été transportées d'une égale passion pour la beauté merveilleuse d'Adonis, le fils de Myrrha, et qu'un jugement souverain avait dû finalement intervenir, faisant deux parts de la vie du trop aimé, la moindre pour Perséphone, la me:lleure pour Aphrodite.
BIBLIOGRAPHIE : Voir Ant. Denkmeler, Il, pl. 7 et 8, p. 5 (Studniczka) ; Arch. Jahrbuch, XXNI, 1911, p. 50 et p. 97 (Studniczka),
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