JEUNES “FIELES= A LAN RROCESSION DÉTAIL DE LA FRISE DU PARTHÉNON
Morceau de la frise, côté Est, abattu par l'explosion de 1687 et recueilli dans les ruines en 1789, par Fauv el pour le comte
de Choiseul-Gouffer, ambassadeur de France à Constantinople. — Paris, Louvre. — Marbre. — Longueur, 2 m. 07. — Vers 440-438 av. J.-C.
A procession, débouchant des deux leugs côtés Nord {: et Sud du Parthénon, se replie sur la façade ; elle a censément achevé de traverser la ville, et la tête
du cortège arrive sur l'Acropole. Il n'y a plus de chevaux caracolants dans ce côté Est, il n'y a plus de victimes amenées ; l'idée du sacrifice prochain se poursuit cependant. Les jeunes filles, en groupes, qui de chaque extrémité s'avancent vers le centre, apportent avec elles quelques objets : brûle-parfums, phiales, aiguières, ete. Mais ce qu'elles apportent surtout, c'est un aspect sérieux et recueilli, c'est la solennelle lenteur de tout leur être, par quoi le spectateur se sent lui-même pénétré de gravité et de recueillement. L'important morceau conservé au Louvre nous présente quelques-unes de ces jeunes filles, de ces corés. On voit d’abord, au milieu d'elles, deux com-
missaires de la fête, qui leur font face, leur parlent, don-
nent des instructions. Ils sont vêtus l’un et l’autre du grand himation, librement drapé autour du corps. Le premier tient entre ses mains une sorte de corbeille plate (canoun), qu'il a reçue des jeunes filles qui sont devant lui (d'où le nom de canéphores qu’on donne souvent à celles-ci). Le second est arrêté devant deux autres jeunes filles et leur adresse la parole. Il avait jadis dans la main droite un attribut, rapporté en métal, duquel on ne sait rien ; et la position de sa main gauche, avec l'index tendu, équivaut à un soulignement de la recommandation qu'il est en train de faire. Les deux premières jeunes filles ont donc apporté un canoun qu'elles viennent de remettre ; les deux suivantes ont les mains vides ; la cinquième tient du bout des doigts de sa main droite une phiale ; la sixième enfin se retourne vers la compagne qui la suit,pour lui prendre un grand brûle-parfums.
BIBLIOGRAPHIE : Voir Boissonnas et Mansell, Le Parthénon, pl. 123 et 124. — Pour le costume, voir Heuzey, Hist. du costume antique, chap. V
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