‹ Sébastien Cabot, navigateur vénitien (1497-1557) [microforme]Chapitre 3 sur 7 · Tarducci, p · texte numérisé non relu

Tarducci, p

2, Idem, p. 383.

3. Andres de Venecia, Marcos de Vonccia, Pedro de Niza, Juan Grego. Le principal témoin de Cabot est un mousse, Anton Falcon, qui a réponse à tout; mais toujours «€ pour avoir entendu dire, il ne sait plus par qui ».

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produits par Cabot ? C’est Hernando Calderon, le trésorier royal à bord de l’escadre, et en qui Cabot avait une telle confiance, méritée d’ailleurs, qu’il l’envoya auprès de Charles-Quint en 1598, pour exposer la situation et implorer des secours; c’est le capitaine Gregorio Caro, commandant le navire qui ramena en Espagne Cabot et les survivants de l’expédition, et dont la loyauté constante est attestée par M. Tarducci lui-même ‘; c’est Juan de Junco, le gentilhomme asturien, gendre de Vazquez de Ayllon, qui au retour fut promu à un poste élevé à Carthagène, et dont les chroniques du temps disent : « hombre de crédito, sirviendo à su prinçipe y padeçiendo y comportando como varon de buen animo »; c’est Garcia de Celis, le gentilhomme recommandé par Charles-Quint qui, lorsqu'il revint de la Plata, le mit à la tête de la magistrature du Guatemala; c’est Alonso de Santa Cruz, la plus grande gloire scientifique de l'Espagne au xvi° siècle : « mathematicarum omnium artium peritissimus »; et ainsi du reste. Si les autres lieutenants de Cabot, les deux Mendez et Miguel de Rodas, les Balboa et Octave de Brene, ne vinrent pas apporter leur témoignage, c’est que les uns moururent de faim dans les pampas, et que les autres laissèrent leurs os dans l’île de cannibales où Cabot les avait abandonnés.

Et que viennent déclarer sous la foi du serment ces témoins oculaires et irréprochables? Que Sébastien Cabot, du jour où il arriva sur la côte du Brésil, au mépris de ses instructions, à Pernambuco même, croyant aux récits du facteur Manoel de Braga et d’autres Portugais qui avaient intérêt à le détourner du voyage aux Moluques, poussé par la soif des richesses, n'eut plus qu'un but : arriver au Rio de la Plata :

« HERNANDO CALDERON sait qu’à Pernambuco il vit Cabot, Miguel de Rifos et le facteur de l’endroit souvent tenir des conciliabules, et il apprit dudit facteur que le but de ces entretiens était d'obtenir des renseignements touchant les richesses du Rio de Solis, et il vit comment de Pernambuco on se rendit à l’île des Pingouins où le facteur avait dit que se trouvaient des gens bien renseignés sur les richesses que ce fleuve recélait ?. »

1. & Il capitano Gregorio Caro... mantenne ferma e incrollabile la sua lealta ed obbedienza a Sebastiano Caboto. » Tarducci, p. 176.

2. « Hernando Calderon sabe que en Pernambuco vido como Caboto v Miguel Rifos y el fator que alli estava en Pernambuco muchas veces estavan apartados hablando y despues supo este testigo del mismo fator que lo que hablavan hera ynformarse del dicho de la riqueza que avia en el Rio de Solis y de Pernambuco vido como se tornd

« DIEGo GARCIA DE CELIS vit que lors de l’arrivée à Pernambuco les Portugais leur apprirent qu'il y avait beaucoup d’or et d'argent dans le Rio de Solis, que les Portugais appellent le Rio de la Plata, et qu’alors on dit à bord de la flotte qu’il [Cabot] ne voulait pas traverser le détroit [de Magellan] 1. »

« GREGORIO CARO étant à Pernambuco vit scuvent venir le facteur et le pilote ainsi que d’autres Portugais, à bord du vaisseau-amiral et donner des nouvelles des grandes richesses en or et argent qu’ils disaient se trouver dans ledit fleuve. et Cabot l’ayant appelé lui dit : « Capitaine, nous avons d’importantes nouvelles concernant de grandes quantités d’or et d'argent qui sont plus proches que nous le pensions : decà le détroit de Magellan. J'espère que Dieu aidant nous arriverons à un petit coin de terre tel que en aucun lieu où un homme parti d'Espagne est jamais allé n’aura trouvé de pareils trésors ?. »

Et le savant vénitien qui avec ses objurgations se flatte d’avoir démontré, clair comme le jour, que c’est seulement à la suite du naufrage à l’île Sainte-Catherine (le 28 octobre, trois mois après), que Cabot eut connaissance des richesses imaginaires de La Plata et conçut l’idée de s'y rendre, ne pouvant plus faire autrement!

Cinq témoins viennent alors déposer que Cabot, gêné dans ce projet par ses principaux lieutenants, qui voulaient poursuivre leur route et accomplir une œuvre d'humanité en venant au secours d’Espagnols naufragés dans le détroit de Magellan, déporta ces officiers au milieu de cannibales. « Eh ! quoi, l’ile où on les abandonna, habitée par des anthropophages, qui avaient mangé des chrétiens! — L’impudenza di questa affermazione e enorme », s'écrie le signor Tarducci*. Écoutons le propre témoin de Cabot :

« Maitre Juan déclare savoir que les Indiens du pays où l’on abandonna [les Espagnois] désignés dans la question, mangent de la chair humaine, et qu’ils ont tué et mangé certains chrétiens. »

la derrota para el Puerto de los Patos, donde dezian el fator dezia que estavan muy ynformados de la riqueza que en el dicho rio havia, »

1. « Diego Garcia de Celis vio como Ilegados à Pernambuco los Purtugucses que alli estaban dieron nueva como avia mucho oro e plata en el Rio de Solis que los dichos Portugueses Ilaman el Rio de la Plata e que luego se dixo enla dicha armada no queria pasar el estrecho. »

2. « Gregorio Caro estando en Pernambucu vido venir muchas veces al fator e piloto e a otras porlugueses que yban a la nao capitana los quales dieron las nuevas de mucha riqueza de oro é plata que dezian que avia en aquel rio... e queel dicho Caboto llamo a este testigo è le dixo : « Capitan grandes nuevas tenemos de mucha riqueza de orv y plata que ay mas cerca que pensabamos.. mas aca del estrecho de Magallanes... Yo espero en dios de ponernos en un pedacico de tierra que nunca hombres que de España salieron se pusieron en tan rica, »

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