‹ Sébastien Castellion et la réforme calvinisteChapitre 78 sur 155 · BOUCLIERS · texte numérisé non relu

BOUCLIERS

lais devint le foyer de l’opposition. Calvin ne tarda CONTRE CALVDI pas à lui marquer son sentiment :

«Oui, lui écrivait-il, je dis que si vous passiez ici cent fois, j’aurais moins d’accointances avec vous qu’avec tous ennemis mortels, puisque vous étiez prêcheur des louanges de Castellion, lequel est si pervers en toute impiété que j’aimerais cent fois mieux être papiste . . ! >>

M. de Falais, en effet, avait incidemment entendu la lecture de la Préface de la Bible française de Castellion, et il avait eu connaissance de deux livres adressés à Collinet, l’ancien régent du Collège qui, la veille de la mort de Servet, avait été traduit devant le Consistoire, pour avoir propagé les idées de tolérance de Castellion.

M. de Falais désira connaître plus sérieusement l’auteur de ces lettres et Collinet, relatant ces faits à Castellion, ajoute en parlant de M. de Falais :

«C’est un homme à qui Dieu a bien ouvert les yeux.

Il fut un temps où il estimait celui-là que vous savez un Saint Paul, il s’est tenu chez lui et a entretenu sa cuisine un long espace de temps et maintenant il sait et connaît l'hypocrisie qui règne aujourd'hui. »

Celui-là que vous savez et qu’on ne nomme pas, de

de l'emprisonnement de Bolsec, il écrivait au Conseil de Genève pour protester contre cette détention «attendu, disait-il, que la cause de sa détention n’est que pour avoir parlé librement de sa doctrine, ce qui doit être permis à tout chrétien sans pour cela être emprisonné. »

l’ arrêt des

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