‹ Sébastien Castellion et la réforme calvinisteChapitre 43 sur 110 · MOUT · texte numérisé non relu

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meut peut-il l’accuser d’avoir vomi d’exécrables blasphèmes contre le Christ, comment peut-il persister dans ses dénonciations réitérées, qui revêtent le caractère d’une diffamation de parti pris ï Comment peut-il surtout, sans frémir devant le Bien qu’il prétend défendre, demander à son prisonnier «s’il ne sait pas bien que le crime de calomnie ou fausse accusation et déclaration est un crime capital ? » Servet avait donné la seule raison plausible : Calvin le poursuivait à mort et tous les moyens étaient bons. Son désir secret, d’ ailleurs, transparaît, dans toute sa correspondance. Un simple extrait suffit à faire tomber tous les doutes. «J’espère, écrit-il, que Servet sera condamné à mort.

Le sentiment de Calvin n’a pas varié : tel il était lorsqu’il écrivait à Barel, tel il se manifeste, la veille de la sentence: «Je suppose, écrit-il à Bullinger,

1 Cité pat A. Dids. Michel Servet et Calvin, Page 27.

3 Lettre à Farci, 23 a ou t : Servet est poursuivi en justice par mon Nicolas La Fontaine, . . * Opp. Oaly, page 193.

LA RÉFORME CALVINISTE k L* CEUVBE

que l’individu sera condamné et qu’après demain il sera conduit au supplice.» Pas un instant* l’idée de la mort de son adversaire n’a cessé de hanter la pensée de Calvin, 1 II Fa poursuivie avec une ténacité qui donne le frisson, mais ce qui est plus triste encore, c’est de le voir triompher, avec aussi peu de raison, d’ailleurs, que de retenue, de ses victorieuses réponses.

uîi exemple Un fait entre mille : Servet avait osé mettre en des !>3bats ^ute la fertilité de la Palestine. Calvin considère

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