‹ sebastien le clercChapitre 105 sur 193 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

cet état est d'une délicatesse merveilleusey et supérieure encore aux Saints d'Âudran.

IL Aussi avant toute lettre, mais les planches sont retouchées au burin.

III. Avec le titre gravé au haut de chaque sujet, au moins pour 16 pièces du mois de janvier. Ce sont les seules que nous ayons vues de cet état.

Le tirage de Lacaille n'a pas été entièrement détruit, et l'on rencontre des épreuves du troisième état avec l'impression au-dessous des gravures, et même au verso, suivant Jombert (t. Il, p. 62).

Les fonds des planches gravées par Le Clerc étaient trop délicats pour résister au tirage considérable que Gantrel se proposait de faire. Après l'erreur de Lacaille, on s'aperçut que les planches étaient déjà ruinées ; c'est vraisemblablement ce qui a été cause de leur destruction.

Quant aux planches gravées par Lepautre et par Dolivar, elles ont pu résister au tirage ; mais elles donnent des épreuves lourdes.

DetAx grands écrans, en Vhonneur de Louis XIV et du Dauphin son fils (J., 223).

Tel est le titre donné par Jombert, et il est certain qu'il existe deux planches diiTérentes; mais elles étaient destinées à former un se^ul écran portant au recto le médaillon du roi, et au verso celui du Grand Dauphin.

Le Clerc a fourni le dessin de ces deux estampes qui ont été habilement gravées par un anonyme.

La grande Esther. — Esther, tragédie tirée de VÊcriture sainte. Paris, Denys Thierry, 4689, in-4» (J., 224). (Édition originale.)

On connaît quatre états du frontispice gravé pour cette édition :

I. Le soldat, à gauche, a les bras nus et paraît avoir trois pieds ; son genou droit n'est pas recouvert par sa robe ; l'ovale qui se trouve au-dessus de la tête d'Âssuérus est exprimé par de légères tailles circulaires recouvertes de tailles horizontales; la joue d'Assuérus est formée par des tailles légères et par quelques points, etc. — Ces épreuves, dites aux trois pieds, sont de toute rareté.

IL Le troisième pied du soldat à gauche est supprimé; ses bras sont couverts; sa robe a été allongée de manière à recouvrir son genou; les tailles horizontales et l'ovale ont disparu; la joue d'Assuérus n'est exprimée que par des points. C'est cet état qui se trouve ordinairement dans l'édition.

IIL On lit au bas : Esther.

rv. Le mot Esther a disparu ; dans lovale, audessus du trône d'Assuérus, on voit un soleil rayonnant.

La petite Esther. — Esther ^ tragédie tirée de VÊcriture sainte. Paris, Denis Thierry, ou Cl. Barbin, 1689, in-12(J., 120).

Le Manuel de Brunet mentionne, comme nous, deux éditions d'Esther sous la date de 1689, et il semble indiquer que l'édition originale est du format in-i2. Nous croyons, au contraire, que la priorité

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