‹ sebastien le clercChapitre 185 sur 193 · CHAPITRE VI. — n<à-ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — n<à-ni

les reproductions d'Ecman sont admirables; mais nous sommes loin de pouvoir en dire autant de celles de Vincent Le Sueur. — Selon l'académicien Dandré Bardon : « Le Clerc s'est autant distingué par la fécondité et la noblesse de son style que par l'esprit et la netteté qu'il mettait dans ses ouvrages. On y sent qu'une eau-forte très avancée n'a laissé à faira au burin que ce qui doit rendre la pointe plus agréable et plus précieuse. Économie et variété de travaux, tailles simples, courtes, méplates et serrées avec intelligence, aimable irrégularité, suppression générale de ces points qui, dans le petit, détruisent l'effet et nuisent au goût, facilité de manœuvre, touche délicate et moelleuse, tel est le style de Le Clerc. Son Entrée d'Alexandre dans Bàbyloney Y Académie des Sciences^ les figures de la Bible, Vélévation des pierres du fronton du Louvre, son œuvi*e entière présentent des compositions plus grandes que le cuivre où elles sont tracées. Dans la belle manière de les rendre, l'artiste ne cède en rien à celle de les concevoir. » (Essai sur la sculpture, 1765, in-12, t. II, p. 215.)

Le Clerc eut une nombreuse postérité. Six de ses fils lui ont survécu, mais deux seulement suivirent la carrière des arts.

II eut la satisfaction de voir, de son vivant, les efforts de ces deux artistes couronnés de succès. Dès 1704, son fils atné, Sébastien, avait mérité, comme peintre, d'être admis à l'Académie où il siégait près de son illustre père. En 1712, son autre fils, Louis

Auguste, qui s'était adonné à la sculpture sous la direction de Coysevox, obtenait le second prix de sculpture au concours de 1712 (Archives de Vart français, t. V, p. 286). — Nous reviendrons sur ces deux artistes dans FÂppendice qui termine notre travail.

Nous avons déjà eu l'occasion de parler d'un document récemment découvert et qui fournit des détails intéressants sur la famille de notre artiste, ainsi que sur sa fortune. C'est le partage de ses biens qui eut lieu, entre ses enfants, en juillet 1736, après la mort de leur mère.

Il résulte de cet acte que les enfants de l'illustre graveur, suivant en cela les traditions des bonnes familles bourgeoises, n'avaient demandé, après la mort de leur père, aucun compte à sa veuve, et qu'ils l'avaient laissée en possession de toute la fortune dépendant de la communauté qu'elle administrait à son gré.

On se contenta de dresser un inventaire rendu nécessaire par l'état de minorité de plusieurs enfants ; mais aucun des majeurs, ni les mineurs devenus majeurs, n'eut la pensée de demander à leur mère quoi que ce soit de la fortune paternelle.

On doit supposer d'ailleurs que chacun des enfants était en état de subvenir aux besoins de la vie. Il en eût été autrement de leur mère, devenue sexagénaire, dont la part dans les bénéfices de la communauté eût été peu importante.

Quoique fort économe. Le Clerc avait supporté

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