‹ sebastien le clercChapitre 186 sur 193 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

pendant les 40 années de son union avec M^^^ Charlotte Van der Kerchoven, les charges imposées par la naissance de treize enfants, dont neuf étaient encore vivants au moment de sa mort.

Le seul immeuble dépendant de sa succession était une petite maison acquise par Le Clerc, à Metz, avant son départ pour Paris. L'actif mobilier s'élevait à 48,130 livres, somme dans laquelle le mobilier seul, y compris les collections du cabinet de Le Clerc, et la vaisselle d'argent figure pour une somme de 23,358 livres. Telle était la masse active dont il y avait lieu de déduire 3,808 livres de passif^ ce qui réduisait l'actif net à 44,322 livres.

Le parts^e indique que les propres de la veuve Le Clerc, et son préciput, s'élevaient seulement à 1,633 livres ; ce qui indique que la fille du teinturier en chef des Gobelins était à peu près sans fortune.

Une fille avait été mariée du vivant de Le Clerc à un sieur Mauger, et avait reçu une dot de 8^000 livres. Une pareille dot fut constituée par la veuve, en 1722, à une autre fille qui épousa le graveur Edme Jeaurat. Elle renonça à la succession de sa mère, et ne rapporta pas une partie de sa dot. Quanta W^ Mauger, quoiqu'elle eût renoncé aux successions de ses père et mère, elle fut également dispensée de tout rapport par ses cohéritiers, rapport qui eût été peut-être dû dans le cas où la constitution de dot eût excédé la portion disponible, ce qui indique que l'harmonie la plus parfaite existait entre les membres de cette famille.

Un détail de l'inventaire qui précéda le partage a été relevé par M. J. J. Guifïrey (Nouvelles archives de Vart français^ 1872, p. 317). On trouve dans cet inventaire la mention de sommes diverses dues à Le Clerc par plusieurs de ses confrères, graveurs connus, tels que PoiUy et Duchange. Ce fait, en montrant la libéralité de l'artiste, ne prouve-t-il pas qu'il retira de ses nombreux travaux une légitime rémunération, dont il savait, au besoin, faire un généreux et charitable usage ?

Ce même inventaire fait, en outre, connaître quels étaient les ouvrages de Séb. Le Clerc, dont la propriété lui était restée au moment de sa mort : <c C'est, d'abord, dit M. J. J. Guiffrey, le Traité d'architecture, en deux volumes, publié peu de temps avant sa mort, dont il composa le texte aussi bien que les planches, et dont l'exploitation fut l'objet d'un traité passé le 28 mai 1713 avec un nommé Pottier. Cette publication était trop récente, quand l'auteur vint à mourir, pour qu'il n'en restât pas encore un grand nombre d'exemplaires en magasin. Le tout, planches et impressions, fut alors vendu 2,600 livres.

Dans l'inventaire figurent aussi le Nouveau système du mon^de conforme à VÊcriture sainte, où les phénomènes sont expliqués sans excentricité de mouvement^ publié en 1706, et le Système de la Vision^ qui n'est autre chose qu'une nouvelle édition, avec corrections, du Discours sur le point de vue^ publié pour la première fois, en 1079.

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