‹ sebastien le clercChapitre 38 sur 193 · CHAPITRE II. — 1666-lffï · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — 1666-lffï

Les vignettes placées en tête de chaque livre se rencontrent avec une inscription dans la marge du bas et le nom de Diacre. Quoique le tirage, ainsi caractérisé, soit postérieur à celui de l'édition, et par conséquent sans texte au verso, les épreuves qui en proviennent doivent cependant à un tirage très* soigné une netteté ^t un éclat qui manquent souvent aux premières épreuves.

On rencontre quelquefois des épreuves avant le nom de Diacre et sans texte au verso, mais il est impossible de distinguer celles qui oùt été tirées avant Tédition de celles qui ont été obtenues postérieurement.

II existe des épreuves d'essai et avant toute lettre, non des vignettes dites têtes de livres, mais des planches tirées au milieu du texte. Nous en possé*dons trois, dont deux ont été tirées par Le Clerc lui-même sur le verso des feuilles manuscrites contenant la première pensée de ses études. sur le point de vue ou sur la perspective.

Ajoutons que le titre de l'édition in-4o a servi pour une Histoire des Croisades, publiée à Paris en 1686, in-40 (Jomb., 206). Le Clerc a fait les changements nécessaires pour approprier cette planche à sa nouvelle destination. Ces changements consistent principalement dans la suppression de trois figures sur le devant.

La première publication officielle à laquelle Le Clerc concourut, après son installation aux Gobelins^ fut celle des Tapisseries du roi y dont nous avons

parlé à propos des devises dessinées par le miniaturiste Bailly et gravées par notre artiste.

Cette suite a été décrite par Jombert (n^^ 98). Elle représente, dans ses parties principales, huit compositions de Le Brun pour symboliser les saisons et les éléments. La seule inexactitude que nous ayons à relever dans la description de Jombert consiste en ce que, suivant lui, on ne trouve pas de nom d'imprimeur sur la tapisserie représentant l'élément de l'air. Gela peut être vrai pour les mauvaises épreuves, mais les initiales de Goyton sont ainsi figurées sur les bonnes : I. G. exe.

La première édition est sortie des presses de l'imprimerie royale avec la date de 1670. C'est un volume in-folio de 43 et 47 pages. Le texte, assez important, est signé : FélibierL Cette édition fut dirigée par un homme très-intelligent, Nicolas Clément, né à Toul en 1647, qui était garde de la bibliothèque du roi, et chargé particulièrement de la conservation des estampes dont la collection s'était enrichie, en 1667, par l'acquisition de celles rassemblées par l'abbé de Marolles. Goyton, célèbre imprimeur en taille-douce, avait donné ses soins à l'impression des planches des Tapisseries , et son excudit figure sur quelquesunes. Cette suite fut, plus tard, incorporée dans le recueil connu sous le nom de Cabinet du roij qui n'était pas formé en 1670 et qui fut seulement constitué en 1727. La preuve de ce fait a été fournie par M. Duplessis, dans un article du Bibliophile français (Paris , Bachelin-Deflorenne, 1869), où il rapporte un passage du Mercure Galant^ contenant le

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