‹ Sébastien Mercier, sa vie, son œuvre, son temps; d'après des documents inédits avec un port. en héliogravure. Avant la revolution, 1740-1789Chapitre 104 sur 521 · Donnée pour la première fois le 29 janvier · texte numérisé non relu

Donnée pour la première fois le 29 janvier

4. Publié en 1767, on ne souffrit pas que le spectacle en fût donné aux Parisiens, le sujet s'y opposait. Pourtant ou le joua eu province, et même il fut, sur la demande de Marie-Antoinette, représenté à Versailles. Etienne et Martaiuville, Hisl. du Th. Fr. pétulant la Révolution. Paris, an X, i, 63. Grimm, après avoir épuisé sur ce malheureux ouvrage toute la férocité de sa critique, se voit toutefois contraint d'avouer qu'il « n'a pas laissé da faire quelque sensation dans le public ». Corr. litt., vu, 486. Il parut enfin à la Comédie-Française le 4 janvier 1790 et obtint beaucoup d'applaudissements.

t). Représenté le 7 mai 1768.

gens qui s'aiment, mais Elle a un père égoïste qui entend ne s'en séparer à aucun pi-ix : sentiments en lutte, cœurs qui pâtissent, appel à notre sympathie, voilà Dupuis et iJesronais^. — Henri IV s'égare à la chasse et demande incognito l'hospitalité à de bons paysans : belle occasion pour la vérité de parvenir à des oreilles royales, pour un souverain comme on n'en voit plus guère de laisser paraître toute sa bonhomie, toute sa joviale et franche cordialité, pour ceux qui l'hébergent d'étaler au grand jour la dignité modeste, la fierté de conscience, les sentiments d'hommes libres qui s'abritent sous leur humble toit. C'est la Partie de chasse'. Qu'ils y tendissent d'instinct seulement ou bien de propos délibéré, en réalité les auteurs de ces ouvrages' marchaient au but que Grimm signalait en termes ardents, quand il écrivait, lui, cependant et sous d'autres rapports, si fort en garde contre les illusions de l'optimisme contemporain : « Quand aurons-nous des spectacles... qui aient le pouvoir d'intéresser, d'attendrir et d'effrayer, s'il le faut, des hommes? Nous en aurons quand le gouvernement regardera l'instruction publique comme le premier et le plus important des devoirs de la législation et comme le moyen le plus doux et le plus sûr d'assurer son autorité. Il n'enverra plus alors les peuples écouter en bâillant un prêtre ennuyeux. Il ne bornera pas à cet acte triste et gothique l'instruction publique : alors il rappellera les beaux-arts à leur véritable destination et fera servir leurs productions aux progrès de la morale nationale; alors les théâtres deviendront un cours d'institutions politiques et morales, et les

Page 1