‹ Sébastien Mercier, sa vie, son œuvre, son temps; d'après des documents inédits avec un port. en héliogravure. Avant la revolution, 1740-1789Chapitre 123 sur 521 · Ibid., ép. dédie , ix · texte numérisé non relu

Ibid., ép. dédie , ix

3. Prôfacp <\c Moaèrii, livaim. Tkéâlrc de Mercier, 1TÏ8, t. III, 220-222.

soudre, en France où l'esprit est le mérite principal et où le sot honnête homme n'est qu'un sot*. »

Dans V hJcole des Femmes, V Fcote des Maris, de quoi nous amusons-nous? De vices forts noirs, du mensonge et de la trahison. Par contre, Mercier trouve, ce qui est discutable, qu'il tourne en dérision l'honnêteté bourgeoise de M"'e Jourdain. Ailleurs, Molière commet une impiété alfreuse. a Cette malédiction méprisée par un fils dansl'Auare est un trait épouvantable'. » Mais le comble de l'abomination c'est George Dandin, « la pièce la plus indécente, la plus scandaleuse que la corruption raffinée puisse ofifrir pour enhardir le crime d'adultère et ridiculiser l'honnête homme trompé... George Dandin me paraît une des pièces à proscrire du théâtre, si l'on ne veut pas que l'adultère soit regardé publiquement comme une gentillesse, puisqu'on ose en donner des leçons aussi peu équivoques sur la scène française'. » Et pourquoi cette aberration? « Molière cesse souvent d'être philosophe four mettre les rieurs de son côté; il fait tomber alors la plaisanterie sur des choses sérieuses, mais il n'y a rien de si sacré qu'on ne puisse tourner en ridicule*. »

Le mal vient donc de ce que la comédie vise à faire rire. En vérité pour l'amour-propre même de l'auteur est-ce là un succès à rechercher?

« Les sottises font rire les sots. Le peuple rit chez Nicolet^,., mais le rire du sage se voit et ne s'entend pas, dit Salomon. Il n'y a que les caractères extravagants qui fassent rire. Il est un sourire fin, lequel n'est pas bruyant et

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