VII. Premières armes de l'amour romantique : Zoé, Nalalie
VIII. L'enseignement civique au théâtre. — Olindc et Sophronie. — N'a aucun titre à passer par une innovation : ce n'est qu'une mauvaise tragédie en prose. — Childéric : l'intention est à la fois généreuse et opportune, mais la fable, nulle, et l'exécution, lourde.
IX. Jean Ilennuyer. — Exposition émouvante. — Faiblesse du dernier acte. — Malgré la beauté des premières scènes, ce sujet est-il proprement dramatique? — Toutefois la naissance du drame historique se signale ici par d'assez belles promesses. — La Destruction
de la Ligue. — Portrait de Philippe 11. — La Mort de Louis XI. — ïravestissenient systématique des personnages. — La leçon que l'auteur propose est loin d'y gagner.
X. Combien le sentiment de l'art est étranger à Mercier. — Son mépris des arts purement imitatifs. — Étranges libertés que, malgré son admiration, il prend avec Shakespeare. — Les Tombeaux de Vérone.
— Le Vieillard et ses trois filles. — Imitation plus fidèle de Timon d' Athènes.
XI. Conclusion. — Pourquoi les drames, malgré les intuitions heureuses dont ils témoignent, ont contrevenu à la réforme qui les engendra.
— Celle-ci n'en saurait porter la peine. —Mercier était dans la voie de l'avenir, toute l'évolution consécutive de notre théâtre en fait foi.
— Injustement méconnu^ il a été injustement oublié.
La production dramatique de Mercier a été extrêmement abondante. A ma connaissance, il existe de lui trente et une pièces imprimées* : Jenneval{il69) , le Déserteu7'{illO), Olinde et Sophronie {illi)yJean Bennuyer {ni'2),le Faux ami{ill'2), V Indigent (1772), le Juge (1774), Childérk 7", roi de France (1774), Natalie (1775), la Brouette du Vinaigrier (1775), Molièj'e{ill6), les Comédiens ou le Foyer {1111), le Campagnard ou le Riche désabusé (1779)% le Charlatan ou le Docteur Sacroton [ilSO], la Demande imprévue (1780), l Homme de ma connaissance (1780), le Gentillàtre (1781), la Destruction de la Ligue ou la Réduction de Paris (1782), Zoé (1782), l'Habitant de la Guadeloupe (1782), les Tombeaux de Vérone (1782), la Mort de Louis XI (1783), Montesquieu à Marseille (1784), Portrait de Philippe //(1785), Charles II roi d'Angleterre en certain lieu (1789), le Nouveau Doyen de Killerine (1790), le Vieillard et ses trois filles (1792)^ Timon d'Athènes (1795), Hortense et d'Artamon (1797), le Libérateur (1797) et la Maison de Socrate dont je n'ai pu trouver la date, mais qui est certaiment contemporaine de la Révolution, car Mercier en parle dans ses lettres de captivité. A cette énumération' il con-
1. Elles figurent toutes à l'exception de la Maison de Socrate dans le catalogue Soleiune sous les nos 913^^ 2143, 2469.