CHAPITRE V
Mercier et la Presse. — Mercier et la Coinédie-Francàise. — Querelles de plume et procès. — Doctrines littéraires de iMercier.
1. Mercier et la presse. — lodulgeuce qu'on lui témoigae d'abord. — Le Nouvel Essai sur l'art dramatique : vives attaques contre les journalistes. — Revirement de ceux-ci. — Répliques modérées : le Journal Encyclopédique, le Journal de Neuchàtel. — Répliques violentes : La Harpe, Fréron. — Réplique dédaigneuse : Palissot.
IL Mercier et la Comédie-Française. — Les comédiens et les mœurs du temps. — Privilèges de la Comédie : abus que Mercier dénonce. — Le Nouvel Essai juge les comédiens aussi sévèrement que les journalistes.
IlL La^Comédie-Française rompt avec Mercier. — Requête de Mercier au Parlement. — Le règlement de 1757. — Abus d'interprétation : exactions au préjudice des auteurs; la chute dans les règles. — La réception des pièces : procédure en usage. — Mercier demande la réforme de tout ce régime. — Inégalité de situation, à l'avantage des acteurs, au détriment des auteurs. — On lui retire ses entrées, on le repousse à main armée. — Mercier et le lieutenant de police. — Arrêt du Conseil portant suppression du mémoire de Mercier. — Requête de Mercier contre les gentilshommes de la Cdanibre. — Assignation des Comédiens au Chàtelet. — Le Conseil intervient encore contre Mercier.
IV. Beaumarchais. — Les Étals généraux de l'art dramatique. — Règlement de 1781 : succès illusoire, encourageant toutefois. — - La Comédie tient bon dans sa rancune contre Mercier. — Démarche amiable de celui-ci. — Hautaine fin de non-recevoir.
V. Parodies composées en dérision de Mercier. — Monsieur Cassandre. — Le Dramaturge. — Nouvelles attaques de Fréron fils et de La Harpe. — Réponse de Mercier à La Harpe. — Les Comédiens ou le Foijer. — Vers satiiiques dont Mercier fait les frais : Robbé, Gilbert, François de Neufcliàteau. — Le libraire Ruault : les drames au rabais. — En pleine académie Buffon venge Mercier. — Linguet le
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défend. — Succès éphémères : on s'habitue à le touruer en plaisanterie.
VI. Mercier expie son humeur indépendante, il n'appartient à aucune coterie, il est un isolé. — En dépit des moqueurs, sa foi et sou zèle demeurent intacts. — De la Liltérature et des liltérateurs. — Jugements littéraires : il y porte la même préoccupation dominante qui inspire sou théâtre, celle de l'utilité morale. — Paradoxes effrontés et vues ingénieuses. — Mercier secoue la superstition de l'Antiquité. — 11 s'en donne à cœur-joie contre Homère. — Réflexions heureuses, par contre, s'il s'agit de comparer les Modernes aux Anciens.
VIL Pareille liberté de jugement sur les Modernes. — Mal prévenu en faveur du xvn" siècle. — La Bibliothèque du Roi en 2440. —^ur Voltaire : notables variations du jugemeut de Mercier. — Réflexions sur le goût, sur le style. — Sentiment hardi et neuf de l'importance du roman. — Versification et poésie : les grands prosateurs de la France sont ses vrais poètes.
VIII. Mercier curieux de l'étranger. — Épris des lettres, anglaises. — Les Nuits d'Young. — 11 s'en est inspiré dansl'/ln 2440 : V Eclipse de lune. — Shakespeare pris à partie par Voltaire. — Mercier s'engage dans la querelle. — Le Journal des Dames. — Réplique à Voltaire.— Vif instinct des génies originaux : la Bible, Rabelais, Montaigne etc.
IX. Restif de la Bretonne. — Le Paysan parvenu. — Grande admiration de Mercier.