Juiu 1776. Corr. secr., lu
3. C'est même avec une estime réelle qu'il rendit compte de cette âatire, louant fort le talent et la vigueur que Gilbert déployait contre
commun et, quand il voyait draper La Harpe, se trouvait assez dédommagé'.
La contagion gagnait jusqu'à ceux qui avaient livré avec Mercier même combat contre la tyrannie des comédiens, témoin François de Neufchàteau, alors au début de sa carrière et qui, avocat déjà en renom, avait assisté Lonvay de La Saussaye. Neufchàteau donnait volontiers de menus vers à VAlmanach des Muses, et il s'en rencontrait de tels que ceux-ci :
Mes drames, si j'en fais, ne seront pas joués, ou bien :
N'avons-nous pas ouï des clameurs frénétiques
Offenser de Boileau les mânes poétiques"?
Le remords lui venant aussitôt', d'ailleurs, il faisait profession publique d'estime pour Mercier : « C'est un très galant homme qui a des idées singulières, à la vérité, mais enfin il me permet de n'être pas de son avis sur Racine'. »
Dans ce concours de brocards, il n'était pas jusqu'au libraire de Mercier qui, brouillé avec son client, ne se piquât de figurer en livrant aux journaux des avis ainsi conçus : « Le s"" Ruault, libraire, rue de la Harpe à Paris, avertit qu'il propose au rabais quatre drames de M. Mercier, à raison de 10 sols l'exemplaire broché, savoir Childérk 7, roi de France, drame héroïque, Natalie, le Juge et Jean B ennuyer, éveque de Lisieux. Ces drames se vendaient ci-devant 30 sols la pièce. Le libraire prévient les amateurs de la dramaturgie que, passé le mois d'avril prochain, il ne sera plus possible d'en trouver, parce qu'il est déterminé à faire alors un autre usage des 6.000 exemplaires qui lui restent, v Et dix mois après, il offrait, par la même voie, une nouvelle diminution de prix*. Avis qui ne manquait pas de mettre le
les vices du siècle et soutenant seulement contre lui la philosophie, leur pire ennemie, à qui il avait le tort de les iuiputer. Journ. des Dames, sept. 1175, p. 367.