‹ Sébastien Mercier, sa vie, son œuvre, son temps; d'après des documents inédits avec un port. en héliogravure. Avant la revolution, 1740-1789Chapitre 356 sur 521 · VII, 40; VIII, 36 ; x, 203; xi · texte numérisé non relu

VII, 40; VIII, 36 ; x, 203; xi

2. I, 93. Un peu plus tard ou commence à y venir et il s'empresse de le proclamer, xi, 79.

3. XII, 79-84. « Et ces hommes qui se présentent eu bottes le matin chez la femme du plus grand ton, et les élégants qui paraissent en frac pour y dîner! Oh! nos pères!... Ils en seraient morts de douleur. >i Paris en miniature, p. 21.

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pas. « Autrefois, on complimentait les femmes, on les accablait (le soins, de prévenances, jamais le cavalier ne quittait sa dame, la galanterie était un culte perpétuel Aujourd'hui, les jeunes gens se séparent des femmes et les laissent seules dans une assemblée et même dans un bal. Le plus souvent dépareillées, elles cherchent en vain des

yeux à qui parler Les jeunes gens forment des groupes

éloignés où ils parlent de ces mêmes femmes délaissées de

manière à en être entendus Le plus jeune dit tout haut

qu'il ne se gêne point pour les femmes, il quitte la conversation et la dame pour aller jouer au billard ou à quelque

jeu de hasard A la cour, jadis le centre de la politesse

la plus noble et la plus attentive, on passe pour ainsi dire devant elles sans les saluer, on paraît détaché de leur empire, l'ironie est la figure favorite des discours qu'on leur tient '. »

Sans doute il y a bien un peu de leur faute. Tant pis pour elles si elles ont pris l'assurance, l'aplomb, le regard et la démarche des hommes, en même temps que la coupe britannique de leurs habits. Inexcusables surtout, elles le sont d'avoir contribué, et par leur tolérance et même par leur exemple, aux revanches déjà menaçantes de la grossièreté sur la politesse du siècle. C'est ainsi que « les mots proscrits delà langue sont positivement dans toutes les bouches, depuis les princes jusqu'aux crocheteurs. Les femmes aujourd'hui se les permettent et jurent comme les hommes, surtout à la cour; on dirait d'une particule explétive '. » Il n'en reste pas moins que la plus belle, la plus charmante des traditions françaises se trouve gravement altérée. Un bien petit fait, un simple changement de mot se montre des plus signiticatifs à cet égard. « Jamais, autrefois, en parlant du sexe, on ne disait : les femmes" », c'eût été une expression insultante dont l'emploi atteste, à l'époque de Mercier, la transformation du sentiment qu'elles inspirent.

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Le mal toutefois n'en est encore qu'à ses premiers symp-

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